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ブログ


11月30日

L'AUBE D'UN GRAND JOUR

Sur l’aube qui se lève

Je projette mes désirs

Chaque jour toujours s’achève

Chaque jour livre ses plaisirs

Et ses peines sans faillir

Chaque matin est une promesse

Un nouveau message à saisir

Certains jours sont des caresses

D’autres lourds et sans avenir

Aujourd’hui est un jour subtil

J’ai pris mes plus beaux fils

Pour broder ce temps en souvenirs

Particulier je me prépare à vivre

En ton en large et en travers

Boire le son jusqu’à en être ivre

Laisser venir vers moi les airs

De ceux qui savent donner toujours

En toute circonstance et chaque jour

Ce que l’on attend d’eux

Je me prépare à puiser dans leurs yeux

La stabilité de leur univers

L’essence de l’art sans défaillir

Chaque fois afin de nourrir

Ceux qui ont faim de sons ouverts

11月29日

COMME UNE ETOILE AU CIEL

A votre bon cœur m’ssieurs dames

Ma boite aux lettres regorge de spams

Des messages envoyés pour faire

Vibrer la corde de mon âme

Ne déclenchant que ma colère

De voir combien la misère

Edulcorée propre pleine de charme

Soulève les foules tirent les larmes

Lessivées adoucies derrière les écrans

On est prêt à retransmettre sur le champs

N’importe quoi à nos amis

Pour paraître beau généreux et gentil

N’envoyez pas cela chez moi

Jamais je ne retransmet sans être certaine

D’avoir pris le mesure du désarroi

Qui se cache dans les lignes vaines

Je ne fais pas de charité

Par fournisseur d’accès interposé

Une seule fois une seule j’ai parlé de loin

Une seule fois une seule j’ai cru au besoin

De petits mots doux de larmes virtuelles

Mais la malade au bout était bien réelle

Et j’ai reçu en retour beaucoup plus que donné

Il s’agissait d’autre chose que de la pitié

Et dans mes incroyances évanescentes

Je sais qu’un ange toujours commente

Mes pensées mes paroles j’écris encore pour elle

En pensée en action elle était si belle

 

11月28日

DE SON BUREAU

Le regard porte sur les montagnes loin au-là de la plaine

Posées blanches et majestueuses elles ont revêtu

De grandes capes immaculées de laine

Et reflètent du soleil d’après midi les rayons perdus

La Bièvre prise de froid semble comme endormie

L’approche de l’hiver la fige en un tableau imprécis

La lumière de cristal nimbe le ciel d’un bleu limpide

Le temps s’est suspendu il faut vraiment que je me décide

A prendre place dans l’espace qui m'est réservé

Délier les liens revers de mon esprit si compliqué

J’y arrive un peu mais pas longtemps je manque d’air

Ma partenaire elle a des idées qui la tracasse

On sent sous-jacents quelques fils qui se cassent

On arrive à peu je sens que mon possible se perd

Dans sa sensibilité qui affleure s’évapore et reste tenace

Limitant notre échange à seulement quelques passes

Mais avant de partir elle me fait le cadeau

D’une quarte de moins pour descendre en alto

Et la tessiture se cale sur mes vibrations profondes

Elle m’ouvre une fenêtre sur un autre monde

11月27日

VOIR MOURIR UNE FORET

Je ne suis pas « tentée de regretter la disparition » de ma forêt

Les euphémismes sont fait pour les semeurs d’avenirs

Ceux qui plantent du bitume sur mes profonds soupirs

Je ne suis pas « tentée » par le chagrin qui m’a dévoré

Je regrette la disparition des chênes épicéas douglas

Qui montaient droits au ciel investissant l’espace

Abritant un faune qui avait pris sa place

Je déplore chaque jour cet aspect qui me glace

Ravage carnage j’habitais à l’orée d’une sapinière

Des mains de géants ont broyés mon univers

J’enrage à l’idée qu’on se gausse

De mes chagrins mineurs

Dix huit mille arbres faisaient mon bonheur

Que pour moi seule une forêt se hausse

A toucher les étoiles ça ne me dérangeait pas

Qu’on l’arrache pour mettre des maisons là

Pouvais-je dire que ça me laissait indifférente

Je parle j’écris sans être déférente

Sans haine non plus je l’ai déjà dit

Le maître céans à fait ce qu’il a cru être le mieux

Je dis juste que le mieux me semble vilenie

Peut on m’empêcher de clamer ce que je veux

Je dis qu’aujourd’hui chaque arbre compte

Et que les scientifiques ne nous font pas des contes

Lorsqu’ils affirment qu’on en a déjà trop enlevé

Mes milliers d’illusions s’étaient déjà enfuies

Bien avant que nous traversions cette nuit

Pas un instant je n’ai cru que d’autres seraient semés

Je dis que la terre souffre lorsque ses enfants meurent

Que Ronsard le savait bien avant que je pleure

On parle de « la disparition de cet écrin de verdure »

C’est comme si l’on me crachait à la figure

Mon village comme la grenouille de la fable

Veut se développer grandir est-ce raisonnable

Je n’ai pas de réponse ces projets sont louables

Le dynamisme convaincant la sincérité véritable

Je le sais laissez moi triturer en paix ma dent creuse

Ma forêt est partie laissez moi malheureuse

Rêver qu’elle protège encore mon logis

Cherchez ailleurs l’incarnation de vos consciences

Le bien pour un mal je n’ai pas la prescience

Jamais je n’ai tordu aussi bas mon esprit

Et je ferais bon accueil si un jour ils s’amènent

A ces nouveaux venus qui comprendront ma peine

D’avoir vu de mes yeux déraciner et dénuder des troncs

Pour qu’on puisse à la place faire pousser leurs maisons

 

-o-

« Contre les bûcherons de la forêt de Gastine » Pierre de Ronsard

http://www.jlg-menuiserie.com/Poemes/Ronsard.html

Poème servant à prouver trois choses :

  1. L’histoire se répète toujours.
  2. La poésie n’a aucun pouvoir.
  3. Quatre siècle plus tard, on en parle encore.

-o-

Ma forêt de Gastine

L’information par ceux qui font l’action :

http://roybon.fr/cms_roybon/index.php?page=mutation-d-un-paysage-la-sapiniere

Mutations d’un paysage, la Sapinière

http://roybon.fr/cms_roybon/index.php?page=projets-municipaux

http://roybon.fr/cms_roybon/index.php?page=comptes-rendus-des-conseils-municipaux

Dans celui du 3 octobre lisez la :

CHARTE D’ENGAGEMENT EN FAVEUR DE LA PROMOTION DU BOIS

« … à l’utilisation contrôlée des bois, en général et notamment des bois issus de forêts anciennes en s’assurant qu’ils sont issus de forêts gérées durablement »

11月26日

TU PARLERAS

Il faut que tu parles petit prince

Que les mots par vagues déferlent

Enfilés en logique comme des perles

Pour une phrase en plus je te coince

Entre mon désir et tes possibilités

Si grandes en recherche d’utilité

Au travers du labyrinthe de mes pensées

Il faut que tu penses petit prince

Que les limites sont parfois minces

Entre un écho et une idée exprimée

Echolalies qui vont nous déprimer

Sonorités rassurantes à jamais imprimées

Dans les impasses où tu ressasses

Les sons sans signification la nasse

Pleine de codifications inutiles

Des bruits énervants amusants ou subtils

Je veux que tu les comprennes

En sens premier ou double sans peine

Et que tu les reprennes à compte d’auteur

Pour faire valoir aux autres des chaleurs

L’amour aussi que tu as pour eux

Les peines les douleurs ailleurs que dans les yeux

Commençons si tu veux par des conversations

Qui n’ont ni queue ni tête ni solutions

Comme le roi le fît en son temps

Et tu verras où te conduiront ces moments

Apprivoisant peu à peu le paysage

Sauvage et beau du langage

Lorsqu’il est fait pour passer de la matière

Je veux t’apprendre à parler d’hier

D’aujourd’hui et de demain

T’apprendre à formuler tes désirs

Tes regrets tes espoirs tes chagrins

Et que les mots te servent à marcher vers l’avenir

 

-o-

 

Le 25 novembre à 16 heures 30, le petit prince a dit à sa maman pour la première fois : « Maman, je t’aime. ».

11月25日

ENTRE DEUX CLES

Entre deux clés c’est pas gagné

Rythme endiablé qui tend à s’alléger

Si ça suit c’est souliers vernis

Si ça dérape je tombe à la trappe

C’est visé haut ça swingue ça tape

J’ai pas assez bossé ça me punit

De penser que je vais pédaler

Comme un folle et mouliner

Pour rattraper la troupe

Tout derrière le groupe

Je vais installer mon observatoire

Le premier œil devant

Le deuxième au tournant

Pas faire de bruit aucune histoire

Je vais m’installer sur le temps

A défaut de trouver des moments

Pour préparer mon sort

Il faut que je sorte jouer dehors

Je rêve que j’ai perdu mes partitions

Que je ne trouve pas le lieu des répétitions

Les peurs s’alignent sur mes envies

Calme toi y a pas d’angoisse ici

Mais comment est la route que tu me proposes

As-tu pensé à la border de roses

11月24日

LUNDI PROCHAIN

Lundi prochain j’installe mon sapin

M’a dit quelqu’un

Il faudrait que j’explore pour retrouver le mien

A la cave les quelques recoins

Où je l’ai abandonné fin janvier

Dépoilé sans doute par des années de service

Je tiens à lui plus qu’à n’importe quel emplumé

Tout les beaux épicéas hauts en artifices

N’arriveront sûrement pas à me charmer

Trois pieds en plastique et un en bois récupéré

Taillés sur mesure par un vieil artiste

Sorti depuis longtemps des lumières de la piste

En ont fait un objet qui résiste aux lassitudes

Aux modes aux caprices objet puissant

Parés de mille feux d’objets décoratifs et brillants

Il s’installera le premier avec exactitude

Comme il le fait toujours depuis douze ans

Reflétant son histoire dans les yeux des enfants

11月23日

BLANC

Blanc au coin du bois

Blanc par dessus les toits

La neige a répandu son odeur particulière

Donnant au paysage des couleurs de mystère

Un flocon par ci par là tombe encore

Pas de quoi recouvrir les trésors

Déposés là par l’automne généreux

Prémices d’un hiver qui toque à la porte

Rêve de Noël blanc qui transporte

Avec lui en avance de la magie un peu

Dans la maison tapie au coin du feu

Je l’appelle chaque jour de mes vœux

11月22日

MANIFESTE POUR UNE JOURNEE MONDIALE DE LA CONNERIE

Faut pas trop que je me laisse aller

Pour parler de mon sujet préféré

Je m’étais un jour déjà bien épanchée

En inventant un portrait bien tracé

D’un voisin imaginaire je précise

Car les miens n’ont pas la délicatesse exquise

D’être assez cons pour m’inspirer

Ce sont des gens tout à fait distingués

J’aime la connerie qui perle à fine goutte

Quand je transpire j’en perd un peu en route

Mais pas autant c’est sûr que certains

J’aime à le penser en tout cas c’est hautain

Je sais le spectacle d’un gros con borné

N’est pas celui qui me fait le plus vibrer

J’aime la connerie fine le met de choix

La connerie subtile me laisse sans voix

Le spectacle gratuit inattendu et surprenant

Est toujours un cadeau à prendre à tout venant

J’aime les impasses tramées avec finesse

Les conneries bien pensées amenées avec adresse

Etalées quelquefois sur plusieurs générations

Entretenues en capital de traditions

Transmises en recueils de principes à la con

J’aime les caprices variés des intellectuels

Nageant dans leur savoir sans idées du réel

Appliquant sans retenue le vrai le dans le ton

Sans s’angoisser des suites de leur implication

J’aime les cons qui sont sûr d’avoir raison

J’aime les idées géantes des dirigeants bidons

Les querelles intestines et conneries associées

Livrées à des publics qui en sont affamés

Je me régale de la pureté de leurs émissions

Que jamais ne s’évapore la qualité mondiale

Des conneries planétaires et sans égales

Le pitoyable sans fin aux confins du grandiose

La connerie humaine à son apothéose

11月21日

PRESSEE PRESSEE PRESSE

Je bafouille un écrit ce soir

Un bas mot un trait dérisoire

Pour remplir la case un bonsoir

Il me reste beaucoup trop de devoirs

Pour libérer les chevaux d’inspirations

Les lâcher dans les prés de vertes passions

Et les laisser flâner au gré de vent

Renifler les odeurs particulières

D’une impression lourde ou légère

Et de la traduire à mots soulevant

Les fils soyeux et dorés de leurs crinières

Vous n’aurez pas de pure inspirations première

Pression à froid il faut que j’y aille

Suivie en vérité par tout mon attirail

Le tube à petit trou

Les ferrailles à faire tenir debout

Pour poser des feuilles à mots enchantés

Le chef ne nous lâchera pas avant que soit posées

Toutes les clefs jusqu’à la dernière

Ce soir répétition d’importance première

 

11月20日

BOUGIES DE L'AVENT

J’ai de la cire plein les doigts

Du rouge du noir du doré tu vois

Tous ces petits bâtons de lumière

C’est pour faire cligner des petites paupières

Faire entrer le temps dans la matière

Installer une limite donner des repères

A des dizaines de petits yeux

C’est l’impatience qui s’envole en fumée

Le temps qui passe à vue de nez

La promesse lointaine d’un jour heureux

C’est mon temps aussi que je t’offre en cadeau

Une note en moins ou un petit repos

Reporté pour donner à notre amitié

Des remparts solides contre l’indifférence

Que je me hisse au niveau de la confiance

Que tu places en moi comme jamais

C’est des lumières pour éclairer notre voyage

Pour faire briller les larmes de ton courage

Diamants d’amour qui n’ont jamais séchés

Et que la pure eau prenne des couleurs irisées

Pour te rendre encore plus belle que tu n’es

Et que personne ne se doute de ta fragilité

11月19日

JE VOUDRAIS M'ENNUYER

Je croyais bien ne pas avoir perdu de temps

Mais du temps je n’en ai plus pourtant

Je n’ai plus le temps de projeter des rêves dans le futur

De lézarder dans ma crevasse tout près du mur

Est-ce que ce sont les nuits d’hiver qui mangent mon jour

Où mon temps à perdre qui s’est enfui pour toujours

Dès le réveil j’ai mangé ma journée

En trois millions fois six de futilités

Des choses importantes il paraît

Des occupations subtiles ça se pourrait

Mais moi ce que je veux c’est du temps à ne rien faire

Du temps comme il faut pour m’installer au vert

Aligner mes orteils sur un lit de fortune

Ne pas bouger juste rêver au temps où dans la lune

Je m’ennuyais naguère je m’ennuyais d’un rien

Ca ne m’arrive plus c’était pourtant très bien

 

11月18日

QUEL JOUR ON EST

Le petit prince est en rage

Ses habitudes se mélangent dans l’air

Il lâche la main se laisse tomber par terre

Il est furieux on dirait un pas sage

Un gamin pénible qui fait des caprices

Les remarques des gens ç’est simple et lisse

Mais le prince a des angoisses

Il ne sait plus qui vient le chercher

S’il y a école et quel jour on est

En boule collantes comme de la poisse

Les questions dans son cerveau sont lourdes et collées

Les quel jour on est jamais formulés

On le croyait grandi le voilà paniqué

Demain c’est décidé je ressors les pictogrammes

Images rassurantes calées dans un programme

Et le temps sous ses yeux va se recaler

11月17日

CHEMIN MUSICAL

Je suis une débutante au milieu des poétesses

Une me tient par le fil l’autre par le tempo

Une dénoue le temps l’autre tire le son vers le haut

Je nage soutenue par un harnais de tendresse

Dans des eaux calmes chaudes et accueillantes

Je fais mes brasses en sécurité reposante

Comme des mères elles s’émerveillent de mes progrès

Elles s’agenouillent prêtes à me hisser

Dans leur bras pour me montrer le paysage

Derrière les collines qu’il me reste à franchir

Elles minimisent mes chutes me donnent du courage

Doucement fermement elles m’invitent à les gravir

J’entraperçois en éclairs fugitifs les avenirs secrets

Les portes entrouvertes de mondes restreints d’accès

Je n’ai pas peur je ne crains pas la distance

Je sais que ce chemin trace la route de mon existence

11月16日

SONATE POUR CONTREBASSE ET PIANO

Je m’apprête à célébrer le jour

A la hauteur de mes envies

Une octave très haute me sourit

Une très basse se place pour

Donner le temps prendre sa place

Le son va s’inscrire tenace

Dans toute l’après-midi

Ceux qui savent ceux qui sont près

Vous avez le droit de vous déplacer

Ce jour ici coule la vie

Sagesse et Pureté mélangent leurs savoirs

Lentement s’avance le temps jusqu’au creuset

Où l’alchimie se prépare à fusionner

Tous les sons en communion d’espoirs

Peurs talents amour envie tout sera mélangé

Vous avez le droit de venir y assister

Amis venez avec ou sans vos instruments

Prendre un café et régaler vos sens pour un moment

11月15日

ENCORE UN PEU DE TEMPS

Il flotte sur toutes mes actions

Un épais voile de coton

Le jour est drapé dans un épais mystère

Froid et collant les gens désespèrent

L’automne sur sa fin ressemble à un hiver sans joie

Sans neige sans Noël sans traîneau

La fête est encore loin et le désir confus se noie

Dans les valeurs commerciales qui montent trop tôt

Mon sapin je le rêve encore dans les étoiles

Mes désirs de cadeaux peu à peu se dévoilent

Que vais-je offrir qu’aimerais-je recevoir

Peu à peu je découvre les secrets espoirs

Laissez nous encore un peu de temps avant la lumière

Laissez nous conduire la nuit jusqu’à sa fin

Nous mettre en appétit pour de nouvelles faims

Et nous réveiller enfin pour prendre ce qui nous est offert

11月14日

CALME AVANT LA TEMPETE

Il y a des jours où rien ne se passe

D’autres multiplient leurs actions à l’infini

Des jours longs où même l’ennui trépasse

D’autres qu’on voudrait ne jamais voir finis

A l’approche d’un jour d’effervescence

Je branche ma batterie sur calme absolu

Je savoure chaque instant pour sa douce présence

J’accorde mon rythme sur lenteur étendue

Je lis j’engrange encore quelques mots à penser

Dans les situations d’urgence pour ne pas dévider

Le fil complet de toutes mes impatiences

Je bois jusqu’à la lie la complète la totale absence

De tout ce qui voudra demain voler ma liberté

Je profite encore en première instance

De choses qui n’ont vraiment aucune importance

Quand le temps intraitable viendra se faire compter

Demain matin peut être si le jour le permet

Je poserai sur la planche le lot de pains à découper

11月13日

VISITE SURPRISE SURPRISE ME VISITE

Aujourd’hui Surprise vient me visiter

Elle me jette un regard de son œil fatigué

Car la nuit qui vient de s’écouler

Etait pour le moins un petit peu agitée

A présent elle s’abandonne au sommeil réparateur

Sur un seul de mes bras aucun problème pour l’heure

Et les tractations d’adultes les liasses de papiers

Ca ne semble absolument pas la concerner

Surprise revient bientôt prendre ses quartiers d’hiver

Sa place douce et chaude est comme un livre ouvert

 L’attente longue remplie de son joli visage

Car j’ai volé dans son sommeil une ou deux images

11月12日

TROIS

J’aime le premier nombre de Fermat

Porte bonheur petit des nombres chanceux

Dresse en volume les cubes bien heureux

Nombre premier super singulier monsieur Lucas

Quatrième nombre méandrique ouvert

Premier cousin d’un certain sept tout vert

Numéro atomique du lithium solide si léger

Combien de Grâces suspendues à ses effets

Total des lois de la robotique

Mode Phrygien encodé en musique

J’aime les trios les triades les triples les triplets

Jamais deux sans trois pour être au complet

Sur la troisième planète en partant du soleil

Je pose mes pieds et mes sens en éveil

Et mes précieux caprices au nombre de trois

S’accordent aux dimensions apparentes de mon univers

Des sociologues qui se mettent pour des trinités en émoi

Aux religieux qui unissent l’Esprit saint le Fils et le Père

Il n’y a que trois pas qui nous séparent des solutions binaires

La voie médiane n’est souvent pas pour me déplaire

11月11日

MARSEILLAISE OU DANSE MACABRE

Aujourd’hui jour de dilemme je pense à ce que je perds

Aujourd’hui est un jour où je fais ce que je dois

Je célèbre l’amitié au prix fort auquel je crois

Je reste auprès des miens et pourtant je désespère

Car j’avais d’autres chemins à ouvrir aujourd’hui

D’autres ailleurs à fréquenter assidûment

L’envie folle de rejoindre d’autres absolument

Mais je reste fidèle à mon devoir avec de l’ennui

Aujourd’hui je fais trois notes au hasard du moment

Pas de prouesse musicale pas de grâce s’écoulant

Je donne présence reconnaissance je suis à ma place

J’assume mes choix et mon univers se glace

Je consume mon impatience dans les regards connus

Eux me connaissent ils savent que je suis tendue

Aujourd’hui n’est pas un jour pour ouvrir une fenêtre

Il n’y a pas pour un jour deux manières d’être

Il n’est pas de passage possible à travers deux réalités

Un seul passé peut se permettre d’avoir existé

Et moi je sais que j’y perds énormément

Mais n’est-ce pas comme ça tout le temps