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    February 28

    OMNIMORBIA MALVA SYLVESTRIS

    Accordez moi sur couleur mauve

    Comme d’autres exceptions fauve

    Rose pourpre écarlate et vermeil

    Nom d’objets qui tous m’émerveillent

    Posée sur la table des couleurs

    Exactement entre pourpre et magenta

    Une des dix-huit teintes de bonheur

    Rouge entre toute celle qui me va

    Aux yeux peints toujours mon choix

    L’exacte teinte me met en émoi

    Loin des significations qu’on lui prête

    Elle met mon esprit en fête

    Comme la vue des fleurs inspiratrices

    Qui soigne depuis l’antiquité

    Nourrissent pauvres et affamés

    Omnimorbia malva sylvestris

    February 27

    PRISE DE CONSCIENCE

    Ici s’achève l’insouciance

    La fin des rêves d’enfance

    L’accès subit à la conscience

    Du monde de ses méfiances

    C’est le début de nouvelles errances

    D’explorations de dernières chances

    Désillusion en pleine naissance

    Chemins ardus de la connaissance

    C’est la fin des aveugles confiances

    En ceux qui détiennent la puissance

    C’est un réveil de toute urgence

    Le temps aussi des premières espérances

    February 26

    HISTOIRE DE PARLER POUR NE RIEN DIRE

    L’échéance toujours se rapproche

    En soirée qu’ai-je sorti de ma poche

    Un mot bancal une idée tordue

    Ramassé par terre une phrase perdue

    Où se trouve ma petite version quotidienne

    La leçon l’encouragement la douleur

    Ai-je dès à présent évacué toutes mes peurs

    Volé vos mots vos sources faites mienne

    Ce serait résumer ma vie à un piètre chemin

    Il reste à gratter au fond de mes tiroirs

    Quelques écritures quelques paroles d’espoir

    Mais ce soir est-ce une flemme soudain

    Qui anesthésie ma boite à idées

    Je ne trouve rien à vous dire de plus lettré

    J’ai voulu vous parler de ci de cela

    Vous décrire comment c’est ici et là-bas

    Vous faire part de mes petites affaires

    Et de mes grandes décisions

    Impossible de mettre en ordre l’expression

    Les sujets d’aujourd’hui reste à l’état de mystère

    Vous en reprendrez bien encore un verre

    Un verre de rien qui sert à ne rien dire

    Juste passer avec vous un moment de plaisir

    Assise en équilibre au bord de l’univers

    Virtuel avez-vous déserté la place

    Où venez vous encore regarder dans la glace

    Vous plonger dans mes sources claires

    Regarder vos vies à travers mes vers

    February 25

    LE PETIT BICHOU

    Mon petit prince a eu peur

    Mauvais accident vilaine erreur

    Son casque fendu révèle la violence

    De l’impact et finalement la chance

    Nouvelle forte et puissante

    Qui s’impose malgré les circonstances

    Mon prince va bien je chante

    Aujourd’hui pour sa vie dans la balance

    Pour sa petite tête qu’il me tend

    Lorsque je réclame encore un bisou

    Je chante aussi pour sa maman

    Son papa pépé mémé et son doudou

    Tout ce monde qui a cru basculer le jour où

    Les camions rouges ont emmené mon Bichou

    Du grand blanc vers les jours gris

    Ce jour là j’ai pensé mais je n’ai pas écris

    Mon cœur s’est suspendu au fil d’incertitude

    J’ai aligné des mots pour faire comme d’habitude

    Ecris à des amis quelques banalités

    Pour faire comme si de rien n’était

    Mardi soir j’ai raccroché mon cœur à sa place

    J’ai vu dans son regard qu’il n’y avait plus de traces

    De doutes que l’aventure reprenait son cours

    Entouré plus que jamais de tout notre amour

    IGNORANCE

    Ignorance

    Pliée dans la conscience

    Un gros tas

    Mesurée

    Effrayante quantité

    Où s’imprègne mes pas

    J’en sais le poids pourtant

    Tu ne me crois pas

    Mais j’ai aperçu en bas

    Dans ce gouffre béant

    Le bout du début

    Des choses inconnues

    Et j’ai eu peur

    Tant de savoir pour si peu d’heures

    Cependant j’avance encore

    J’engrange beaucoup d’or

    La soif ne s’éteint jamais

    La source coule

    Et le peu qui devant se déroule

    Est un tableau composé

    Un œuvre en évolution

    Secrète intérieure

    Apprendre est un bonheur

    Une mystérieuse équation

    Savoir une douce utopie

    Qui berce le fil de la vie

    February 24

    INCERTITUDES

    Tracer le passage de la vie

    Pour éviter le mal à celui qui grandit

    Croire qu’on voit loin parce que plus vieux

    Illusions ou réalité c’est curieux

    Comme les doutes assaillent

    Un mauvaise vie en représailles

    Qui s’agite au bout d’un univers

    Sans avenir avec ou sans bagages

    C’est impalpable demain à cet âge

    Le bon filon la bonne filière

    N’est pas choisie selon les mêmes critères

    Mais au fond qu’est-ce qui nous désespère

    Quelle est la part de mauvaise fierté

    Qui nous force à les cravacher

    Inclure d’autorité dans la société

    Ca vaut vraiment pas la peine de se fâcher

    Parfois l’essentiel remonte en surface

    La santé l’amour des mots qui s’effacent

    Devant les espoirs les avoirs les devoirs

    La confiance vire inexorablement au noir

    Et pourtant le temps passera sur cela aussi

    Et le sillon se creusera sans merci

    February 23

    QUELQUES ARBRES DE PLUS

    Il restait un bouquet d’arbres

    Géants échevelés rachitiques et nus

    Une poignée paysage glabre

    Dans les matins tristes et déçus

    Leur souvenir figé dans mon disque dur

    Se grave pour combien de temps

    Génération arrachée au vent

    Volée à l’hiver pour achever ma blessure

    Le paysage a muté sans histoire

    Mutilé le tableau mon désespoir

    Mon chagrin contrarie

    Poids sur des consciences ternies

    Les quelques survivants sont partis

    Vers d’obscures et méchantes scieries

    Photosynthèse superflue évanouie

    Bouche close sur oxygène tarie

    February 22

    SOUPE A LA MUSIQUE

    Quelques petites erreurs de style qui s’éparpillent

    Ca fait des colères noires comme des escarbilles

    Des énervements à lever de grands bras

    Un chef vraiment pas content de ça

    Et qui râle gronde bougonne n’aime plus personne

    Puis un petit morceau nouveau qui résonne

    En première lecture qui avance sans déchirure

    Pour montrer le ton le son dans toutes les tessitures

    Ca lui met du baume au cœur

    Ca lui fait grimper quelques bulles de bonheur

    Au cerveau et il redevient fréquentable le maestro

    Allez je vous quitte je vais me mettre au boulot

    February 21

    GRACE A Robert William WOOD

    Lumière noire

    Fluorescence de mes espoirs

    Sur blancs de matières synthétiques

    L’espace devient magique

    Les rideaux sont des voiles de lumières

    Le salon entier revêt un habit de mystère

    Un morceau d’univers taillé à notre mesure

    Pour bercer d’illusions notre aventure

    On dirait qu’un ciel étoilé s’est posé

    Au milieu de nos objets familiers

    Les cocktails se teintent d’un vert bleuté

    Glissant entre rêve et réalité

    Au bout du bout de l’ultra violet

    Se fige un doux instant pour une éternité

    February 20

    CERTAINS JOURS

    Certains jours sont bleus

    Posés sur fond de roses velours

    Doux et sucrés heureux

    Et comptent au final bien pour

    Deux certains jours servent à remplir

    D’énergie suave nos vies

    Eclairent lumineux nos anciens soupirs

    Et donnent une fin à nos soucis

    Certains jours sont des bulles qui s’élèvent

    Chargées des messages de nos plus beaux rêves

    Certains jours promettent de grandes trêves

    Font grandir des espoirs qui soulèvent

    Nos courages jusqu’au plus hauts étages

    Certains jours sont de vivantes images

    February 19

    MON OBJET PREFERE

    Dans un fatras indescriptible

    Posée au milieu d’objets de choses

    Elle est là merveilleuse cible

    De mes yeux qui sur elle se pose

    Je l’ai souvent là à portée de mes mains

    Promesse de dessiner en sons ma vie mes chemins

    Caresse précieuse de sons primaires

    Je me dis que parfois elle doit se satisfaire

    D’elle même et produire seule les notes

    Pour faire croire aux oreilles qui trottent

    Que je l’ai enfin apprivoisée

    Car je crois qu’elle m’aime autant que je l’aime

    Et que pour moi elle fait valser

    Des airs des compositions suprêmes

    Que je serais bien incapable de jouer

    En état de grâce quand seule auprès d’elle

    Personne ne vient jauger notre complicité

    Elle se plie sans être rebelle

    A mes envies les plus flûtées

    Que l’avenir me fasse les mains agiles

    Le cœur léger aérien et gracile

    Que mon âme complice se laisse envoûter

    Par le charme tranquille qu’elle sait m’imposer

    Rêve immobile patiente destinée

    Pour un objet docile et qui me fait rêver

    February 18

    ECOSSE, c'est pour bientôt maintenant

    Je suis d’humeur badine

    Avec les projets qui se dessinent

    Se précisent s’ajustent se détaillent

    Mes rêves se mettent à la bonne taille

    Pour qu’on les jauge de près

    A six semaines du départ

    Je ne laisse rien au hasard

    Je taille je coupe je prépare les trajets

    Voilà aujourd’hui la voiture est louée

    Dans six semaines je vais vous abandonner

    Pour quelques jours sans vers

    Au pays où les gens se conduisent à l’envers

    Alors que les autres rêvent d’îles au soleil

    Je tremble quand je pense au vent froid qui réveille

    Au musiques acidulées qui traversent la pluie

    Et j’espère toujours surprendre un fantôme la nuit

    Quand tu prendras en coupe dans tes mains glacées

    L’eau froide et noire du Loch dont tu as rêvé

    Laisseras tu couler des larmes de bonheur

    Pour rendre à l’eau sa puissante splendeur

    J’ai appelé à Melvaig pour confirmer

    Quelques détails qu’on m’avait demandé

    Au phare Fran a dit que nous pourrions nous régaler

    De sa cuisine au restaurant si nous appelons la veille

    Son accent coule encore en moi comme une merveille

    Ne serait-ce pas une bonne idée

     

    The lighthouse

    http://www.ruareidh.co.uk/

    Dormir dans un train

    http://www.sleeperzzz.com/

     

    February 17

    RECYCLAGE DES MOTS DE CHRISTINE H.

    C’est le premier cri qui fait face

    Lorsque les avenirs se bercent en cage

    Logés avec la douleur et son cortège

    D’angoisses de fatigues de désespérance

    Injustice dénoncée qui en rien n’allège

    La peine le chagrin les insupportables errances

    Les pourquoi moi les pourquoi lui

    Ne sont que sources d’ennui

    Ce qui fait oublier quelques instants

    Combien est lourd le fardeau dans chaque main

    C’est le bonheur malin qui poursuit son chemin

    Et partage son sourire comme avant

    Toutes les petites victoires sur soi

    Qui s’étirent grandissent et font des bouquets de joie

    C’est aller de l’avant alors que personne

    Ne pense que tu veux continuer ta route

    Marcher encore et par dessus les doutes

    Des mots imprononcés et qui pourtant résonnent

    C’est trouver dans la vie les petites choses grandioses

    Avoir toujours envie de faire de nouvelles choses

    Construire des avenirs bien loin d’être morose

    C’est cultiver les parfums des plus belles roses

     

    February 16

    SURPRISE EST GUERIE

    Surprise respire

    Ses petits poumons inspirent

    Sans siffler

    L’air entre et ressort

    Sans aucun effort

    Ses sommeils sont calmés

    Ses repas ont retrouvé

    Un appétit gourmand

    Ses petits sourires charmants

    Ne m’inspire plus de pitié

    Patiente petite poupée

    Qui a traversé sans broncher

    Une semaine à faire frémir

    On recommence à grandir

    February 15

    MA DEMI-SOEUR JUMELLE

    C’est le hasard qui s’est moqué d’elle

    Ou de moi je n’en sais rien

    Nous faisant des visages modèles

    Une apparence unique pour le sien et le mien

    A neuf ans d’un chemin rien de moins

    Me fabriquant petit à petit une jumelle

    Génétiquement pour moitié ou pas loin

    Parfois je la trouve si belle

    Rajoutant du crédit à mon image

    Moins extravertie peut être plus sage

    Comme si c’était elle qui avait mon âge

    Me permettant d’oublier le mien

    Le temps se joue de nos liens

    Doux et mystérieux décalage

    Des fractions de secondes

    Où nos enfants nous confondent

    Aux miroirs fugitifs capturant nos allures

    Des bonjours d’inconnus

    Confondant nos figures

    Il a fallu admettre ce que par tous vu

    Accepter sans comprendre

    Que nous allons toujours prendre

    Dans le panier la même noix

    Sans nous concerter toujours les mêmes choix

    Les mêmes idées les mêmes envies

    Des plus grands désirs aux plus petits

    Le destin ne nous a pas affublé

    D’une demi ressemblance

    Accordant en entier l’incomparable chance

    D’être un être unique et pourtant partagé

    February 14

    AMOUR EN CAGE

    Voilà que le lecteur apprivoisé me propose

    De délaisser quelque temps les douceurs de ma rose

    D’éclairer ma lanterne en petites cages lumineuse

    Comme si aujourd’hui c’était moi l’amoureuse

    L’unique éclairée des chants secrets d’une fleur

    Sans parfum mais au nom bien étrange

    Savoureuse et discrète alkékenge

    Coqueret dont le fruit se cache

    En la maison fragile dont se détache

    Les parois pour s’offrir en finesse

    Le goût subtil préservé par le calice

    Orange Mo nous disait comment planter le physalis

    Il y a peu comment assurer le régal de nos yeux

    Mais avant d’atteindre le palais pour goût royal

    Ou se satisfaire nageant dans l’art floral

    De compositions éphémères il faut trouver un lieu

    Une petite bande de terre le long d’une allée

    Où vous pourriez placer un banc aussi

    Et vous asseoir pour contempler ici

    L’amour en cage sans fard et sans regret

    February 13

    ELLE PLEURE

    Parcourir des chemins de glace

    Avec pour réponse le vide en face

    Qui engouffre la moindre parcelle d’énergie

    Qui étouffe les plus petites envies

    Hurler en silence jusqu’à ne plus s’entendre

    Avoir envie de frapper de se frapper de s’étendre

    Et de rester là à mourir de froid et de chagrin

    Encore un amour mort au bord du chemin

    Mais il y a toujours dans les nuits les plus noires

    La toute petite chance pour que se laisse voir

    Une lueur une étincelle une toute petite parcelle

    De lumière un geste un souffle le bruit du vent

    Un espoir fou de marcher jusqu’au temps

    Où la vie sans lui pourra être belle

    February 12

    DES MOTS PRIVES : (Tayana2 pour Liensun : invitations)

    Il existe des mots que vous ne lirez jamais

    Un saut de plume vers un univers privé

    Un recueil de vers sous forme d’invitations

    Des paroles légères de douces intentions

    Qui s’adressent à l’élu de mon corps et de mon cœur

    Qui le font rougir et prépare ses ardeurs

    Je vous en parle aujourd’hui car l’amour se vénère

    Au quotidien en cœur en esprit et en corps

    Après-demain pour la fête des sens je vous invite fort

    A écrire vos souhaits les plus secrets au travers

    D’un feuille vierge en forme de cœur

    A vingt cinq ans d’ici je m’étais endormie

    Sur mes routines entendues et mon certain bonheur

    Voici venir la fin de mes rêves assoupis

    Je reprends les commandes vers des désirs précis

    Je secoue mes vieux amours qui peuvent encore servir

    J’affûte mes mots mes pensées mes plaisirs

    J’invente des moments à la mesure de mes envies

    February 11

    BAIN DE CALME

    Bain de calme loin des mots agités

    Certains se déchirent sans s’être rencontré

    Vraiment à quoi cela rime

    Plein cap sur les virtuelles déprimes

    Les mots sont des armes lancées au hasard

    Certains se fichent à travers le brouillard

    Dans des cœurs cibles déjà très fatigués

    Quelle raison pour cette agressivité

    Si nous répandions un peu de miel sur les blessures

    Peu de chance que cela marche à coup sûr

    Mais un peu de douceur dans un monde virtuel

    Est-ce que cela serait du dernier ridicule

    Viens avec moi du côté de mon ciel

    Les gros nuages noirs il faudra qu’ils circulent

    Et laissent du bleu derrière eux

    Pas mieux que le bleu pour faire des gens heureux

    Un peu de jaune pour éclat de soleil

    Voilà qu’à présent dès mon réveil

    Je dessine des petits coins d’été

    Au bord d’un lac calme où pourraient se baigner

    Amour et belles amitiés en toute tranquillité

    Viens nager dans mes lacs de paroles

    Envoler tes chagrins dans mes souffles d’Eole

    Et poser en mots des sentiments apaisés

     

    February 10

    SYLVIE dit :

    Ca coule le long de la route des mots

    Les orages d’été furieux et pressés

    Charriant plus de paroles que désiré

    Traçant en cassant beaucoup plus qu’il ne faut

    Ca se transforme en glace de mauvaises intentions

    Des mots qui subissent des transformations

    Volontaires et mal intentionnées

    Des agressions verbales constatées

    Mais ça dégringole comme un ruisseau

    Les petits apartés privilégiés

    Les mots choisis pour remercier

    Adorer décrire la beauté très haut

    Ca plic ploc comme après la pluie

    Les phrases étoilées comme de belles nuits

    Ca relègue les silences qui sont d’or ordinaire

    Et fait briller l’argent dans les plus hautes sphères