TAYANA2's profileUn peu plus loinPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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July 31 ENCORE UN VOYAGEPour un dernier voyage sans rapporter d’image Où tu sais maintenant que j’aime aussi Aller comme en pèlerinage Un peu trop loin d’ici Tu n’as pas attendu de boucler les bagages Destination des milliers de paysages Et le goût insoutenable de l’absence irréversible Pour ceux à qui ce n’est pas encore accessible Traversée en solitaire A travers le miroir une éternelle Angleterre Ou les bras blancs de la belle Alba Pour une éternité au bord de la mer Et dans les lieux divins que tu préfères A courir sur la lande sans trace de pas Hanter quelques châteaux peut être Fantôme facétieux rigolant aux fenêtres A bientôt sûrement Car le temps n’est qu’un faux semblant July 30 BIENTOT LES VACANCES, TRES BIENTOTAlors que tout le monde descend Dans cet hémisphère il paraît indécent De ne pas apprécier les plages le sable blond Les entassements d’humains avachis Les fêtes sans fin parce que le temps est long Quand celui du travail s’est raccourci Quand tout le monde descend je monte Je m’élève en lumineuses latitudes Vers des horizons où les attitudes Pour rien ou pas grand chose ne comptent Je rejoins des espaces naturels D’où la masse n’a pas encore entendu l’appel Satisfaite dans mon choix migratoire Temporaire estival et souvent aléatoire Je vais lire ailleurs pour un temps Je change d’espace de repères de gens Je saisi des mots de langages oubliés Qui reviennent au fil des jours paroles égarées Dans une autre culture je baigne ma tolérance Cette année se sera dans le lac de Constance July 29 EGO ES-TU LA ?Je suis penchée sur mon nombril Peut être que le paysage défile Mais je ne vois rien Tout ce qui n’est pas mien N’a d’intérêt que restreint Passée la barrière de mes mains C’est l’inconnu C’est chambre sans vue Et ça me va bien Je ne veux pas voir dehors Laissez moi tranquille je dors Pas question de faire lien Avec les autres et leurs besoins Je ne veux pas aller plus loin C’est sans soucis c’est vie facile Qu’importent ceux qui sont sur le fil Du rasoir leurs déboires M’indiffèrent au plus au point Je ne bois pas le désespoir Rien ne me manque aucun soin July 28 AU-DELA DU GOUTJe suis la perle craquante dans ta bouche Affranchie des quatre saveurs fondamentales Sans ta conscience je rajoute une touche Un message hédonistique une allure orientale Tous tes bourgeons de goût en alerte maximum Adieu sémantique vocabulaire minimum Au-delà des mots la perception s’étend Je suis et je ne suis pas Je chatouille tes papilles mais tu ne le crois pas Aucune représentation consciente ne se répand Tes attentes trop marquées modifient tes perceptions Vanille rend plus sucré ce n’est qu’une illusion Le goût s’éveille s’éduque s’affine et se cultive Ne donne pas n’importe quoi à tes papilles gustatives
July 27 AU-DELA DE L'ODEURJe suis la toute petite molécule odorante Parfum volatil ou odeur adhérente Je provoque ton dégoût ta fuite ta répugnance Ou tes plus belles aisances tes adhérences Message secret au plus profond de tes désirs Phéromones envoûtantes invitant au plaisir Je t’indique en sûreté où mettre tes rêves Je suis et je ne suis pas Je suis émise mais tu ne t’en doutes pas Véhicule de communication éphémère brise brève Je réveille à ton insu ton système sensoriel Je suis en route vers tes lunes de miel Et je règne en maître sur le monde animal Auquel tu es soumis par mon choix primal July 26 AU-DELA DE LA MATIEREJe suis la toute petite partie de matière Le solide interrompu et son contraire Qui produit l’existence de tout un univers Combinaison chimique première J’existe et pourtant tu ne me touches pas Inaccessible à tes sens insaisissable Réalité tangible ou phénomène instable Je suis et je ne suis pas Je suis posée et tu ne me sens pas Pourtant jamais loin où que passent tes pas Justification unique de ton existence Sculpture intemporelle vivante molécule Capable de s’unir à d’autres particules Et je modèle jusqu’à ton apparence
July 25 AU-DELA DU SONJe suis la toute petite note de musique La sonorité non perçue et présente parmi celles Qui s’étalent magistrales harmoniques Je ne suis pas écrite mais je suis universelle Mélange utile à l’harmonie totale Je m’invite au tempo comme un chant de cigale Fréquence inaudible son un peu instable Oreilles imparfaites diapason misérable Je suis et je ne suis pas Je chante mais on ne m’entend pas Je suis résonnée dans une acoustique entière Son improbable au-delà des sons Partout je veille sur les émissions Et je donne à l’œuvre sa tonalité première
July 24 AU-DELA DE LA COULEURJe suis la toute petite touche de peinture La couleur inconnue mélangée avec celles Qui donnent au tableau relief et envergure Je ne suis pas au centre mais je suis essentielle Mélange utile à l’harmonie totale Je me colle au tableau de force je m’étale Fragrance indéfinie hasard impénétrable Avenir incertain perception instable Je suis et je ne suis pas J’apparais mais on ne me voit pas Je suis absorbée par trop plein de lumière Couleur au-delà des couleurs Partout je veille sur les créateurs Et je donne à leurs oeuvres la matière July 23 PAUSEUn peu de douceur pour ce monde abrupt Rangées au placard les démarches brutes Les coups de sang les coups de colère Pas question que je me désespère Des noirs desseins des uns Des écheveaux compliqués Paquets de nœuds trafiqués Pause pour moi jusqu’à demain Peut être peut être pas Je contrôle mon indignation Jusqu’à la prochaine émission De gaz liberticides les trépas De mes privilèges annoncés Font virer ma matière grise à l’orange Non je ne suis pas un ange Et je ne me laisserai pas embastiller Dans un monde décoloré Mais aujourd’hui un peu de chaleur Je laisse bercer la musique en mon cœur Pour un moment de bonheur annoncé Je ne monte pas au créneau revendiquer Je laisse les projets infâmes un peu sur le côté July 22 EDVIGE main basse sur la libertéJ’ai treize ans au siècle vingt et un Ma société bâtie sur les vestiges De la liberté de droit commun Mon déficit s’appelle Edvige Adepte de mon honorable intolérance Epinglée ma vie et mes croyances Plus question d’afficher de la transparence Sur mes projets mes espérances Mon futur s’appelle socialement correct Pas une pensée qui dépasse on taille Les indisciplines brûlées comme de la paille Mes bouffées d’humeurs par trop suspectes Je m’appelle Edvige c’est le seul prénom qui vaille La peine d’être porté c’est le seul qui m’aille Le seul que j’ai su mériter Quand ma mère avait treize ans on fustigeait De droite de gauche chacun son côté Les luttes verbales mais jamais au poignet Cela s’appelait quelque chose comme respect Ce que ça veut dire je n'en ai aucune idée Des croyances des opinions de perverses pensées Ils avaient le droit d’y croire ou d’en changer Sans jamais se faire ficher Est-ce que tu arrives à te l’imaginer J’ai treize ans au siècle vingt et un Je suis un résidu de la pensée lisse Jamais de problème avec la police Et ses assesseurs assermentés demain Je n’ai pas trop de soucis pas d’état d’âme L’état veille sur moi je n’en fais pas un drame Mais je me demande comment c’était avant Pourvu que personne ne s’en rende compte La nostalgie du chaos parfois ça me remonte Et j’ai peur de me décaler socialement J’ai du oublier de prendre mes médicaments Ciba distille moi lentement ton talent Impose moi ton régime prévenant Calme mes ardeurs et mon moi différent July 21 TOUT LE MONDE A DROIT AU BONHEURMarchands pourris de solitude Ca ne me fait pas rire Pas même l’esquisse d’un petit sourire Pour sa tronche son hébétude Coincé de tout mal servi Ecorché certainement par une vie Etriquée mal embouchée Le gars qui ne sait pas se débrouiller Et pourtant il essaye vraiment Tout et n’importe quoi Pour y avoir droit Construire quelque chose de charmant Désuet à souhait une femme des enfants Mais comment faire comment Incapable de se mettre en valeur Faire ressortir toute la chaleur Qu’il y a à l’intérieur Elle est où celle qui pleure Aussi seule au bord d’un chemin Qui n’aura pas honte de lui tenir la main Celle pas trop belle Pas trop sûre d’elle Qui a préparé un coin ami Qui sera capable de faire un nid Pour faire grandir des petits bonheurs Et loger son cœur
July 20 GITE D'ENFANTSL’intrépide a filé Pris ses quartiers d’été La maison s’ennuie de ses rires De ses affaires qui traînent Elle s’envole dans mes soupirs Toute une grande semaine Là où elle est il y a une piscine Une bonne dizaine de copines Des libertés surveillées Et le soir des veillées July 19 PREMIERES SORTIESC’est mon tour de veiller D’attendre que les jeunes aient fini de s’amuser Comme de mon père lorsque nous étions ados C’est mon fils qui rigole de nos inquiétudes Des recommandations de vieux idiots Et nous le gavons par habitude Premiers lâchés en plein vol Premières autonomies loin du sol Puisse tout ce qui gravite autour Ne pas atteindre sa cible toujours Puisse t’il lentement en prendre conscience Toujours mériter notre confiance Et s’amuser beaucoup en toute sécurité Continuer sûrement à déployer Ses ailes dans des terrains non minés Et rentrer à la maison se faire choyer July 18 JE SUIS LENTELa lenteur ma seule urgence
La vitesse sans importance
J'arrive toujours lentement
Je repars on ne sait jamais quand
Je prends mon temps
Celui qui me revient
J'en ai autant
Que celui qui ne prend pas le sien
Jamais ne s'épuise ma réserve
Je vis lentement je me conserve
Je m'étale sur l'an comme sur un lit moelleux
Doucement mes retards sont nombreux
Et pourtant je finis toujours l'année
Comme les autres c'est constaté
Je prends le temps de marcher
De vivre de voir grandir mes artistes
Je prends le temps de rêver
Jamais je ne m'écarte de cette piste
Le chemin à suivre est léger
Les satisfactions démultipliées July 17 NOUVEAU GROUPENouveau groupe Petite troupe Temps partagé Cassées les habitudes Arrachées les certitudes Bouchées affamées De sons De tons Vers un avenir sonore Glisser S’arroger Le droit de jouer à tort Ou à raison Nouvelle chanson July 16 LE PLUS BEAU ROSIER DU MONDE (SUITE)Mon rosier a repris des couleurs Massacré par l’assemblée des acteurs De l’orage grêlons nombreux vengeurs Chargés d’une rage violente de fureur J’étais privée de mes matins bonheurs De mes lents réveils en odeurs De mon spectacle privilège Les oreilles bercées par les arpèges Des oisillons matinaux Mais à présent l’arbrisseau A repris sa floraison exubérante Revêtu sa robe veloutée amarante Irisée de mille gouttes de rosée Pour la douceur de mes matins Pour bercer mes regards de câlins Et la vie redevient enchantée
July 15 LA LONGUEUR DE MES PIEDSToute syllabe contenant un e muet compte pour un pied Un pied me jugerez vous à la longueur de mes pieds Ne préférez vous pas enrager rageusement A la lecture résonnante de mes belles allitérations Lentement bercé par le chant étonnant charmant D’assonances cadences romances et autres exagérations Riche pauvre ou suffisante ma rime Pour cueillir sagement toutes vos déprimes Plates ou suivies croisées embrassées Je sais parfaitement vous mélanger Vous brasser remuer vos émois selon les règles Droites imposées ou transversales lorsque espiègle Je me ris des analyses et des comportements réducteurs Je donne libre cours au chant pour vous lecteurs Et je n’ai pas d’angoisses pour la postérité Mon style libéré déchainé créatif est délibéré July 14 FEU D'ARTIFICECombien d’entre nous vont courir de tous côtés Pour remplir leurs yeux d’étoiles artificielles Brillantes bruyantes fugitives et raffinées Fontaines ruisselantes de lumières irréelles Voûtes envoûtées parées pour les grands soirs Lacs fleuves et rivières comptant pour des miroirs Sur la butte au bord du lac aux premières loges J’oublierai l’inconfort pour assister au spectacle Mon âme ouverte au vent comme un grand réceptacle D’odeurs de poudre d’explosions et mon horloge Intérieure se noiera dans le temps trouvant trop court Le déploiement des couleurs de joies éclatées Demandant à toute force encore ce n’est pas assez Je voudrais tant que cela dure jusqu’au point du jour July 13 APRES MIDI DANS MON SALONSe distille le goût du bonheur Note à note s’écoulent les valeurs Les douceurs des notes gentiment Qui s’égrainent résolument Encore un temps volé par Sagesse Pour moi pour elle la délicatesse Des sons déploie tout ses charmes Elle comprend tout ce qui m’entrave Depuis qu’elle a choisie la même arme Que moi mais le son cristal dans son octave Ne s’ajuste pas tout à fait dans son histoire C’est le son chaud qu’elle aime boire L’entre deux le médium à l’orée du grave Peut être la vibration de sa voix suave July 12 INSTANT FIGEVoilà une étrange rose Sans épine et sans parfum La main sur laquelle elle repose Est figée sans lendemain L’instant est gorgé d’immobile Entre deux mondes inachevés Passage étroit et fragile Vers un avenir incomplet Incertitude le temps vacille Les repères sont mouvants et changés Les minutes valent des éternités Au loin un tout petit point brille |
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