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    August 31

    FAITES VOS JEUX

    Les uns font de la Musique

    Les autres font de la musique

    Les uns emploient des tactiques

    De pros c’est fantastique

    Les autres ont un jeu élastique

    Des mauvaises manies des tics

    Mais ils sont aussi magiques

    Et leur place est identique

    Aux uns soyez en certains

    L’or est aussi dans leurs mains

    Le son propriété de chacun

    La porte ouverte sur leur destin

    August 30

    UN JOUR D'ETE

    Le ciel a dégagé ses nuages

    Soleil chaleur recouvre les visages

    Et le cœur et font pousser les espoirs

    L’eau fraîche a un goût de réveil matinal

    L’herbe coupée parfumera mon soir

    Toutes ces sensations d’été me décalent

    En route vers ma sérénité

    Je marche à nouveau sur mon sentier

    J’en vois à nouveau la beauté secrète

    Aucune barrière ne s’apprête

    A se refermer devant moi

    La force intérieure reprend ses droits

    August 29

    BOULE D'ANGOISSE

    Elle est là elle s’accroche

    Invitée mesquine de mes nuits

    De mes jours d’ennui

    Poids lourd ajouté au creux des poches

    Pas question d’aller voir ailleurs si j’y suis

    Elle monte elle descend

    De la gorge à l’estomac en passant

    Par le cœur où elle essuie

    Les débordements affectifs

    Les vieux chagrins rétifs

    Pas question d’échapper à sa rondeur

    Pour soulager pas question de pleurs

    Elle enfle pour chaque nouveau chagrin

    Broutille parole déchue matin défunt

    Elle fait semblant d’être transparente

    D’être virtuelle elle paraît sans consistance

    Boule d’angoisse ancrée et torturante

    Se faisant légère pour un bonheur d’apparence

    Et si lourde dans les matins de brouillard

    Cancer vaporeux torturant mes écarts

    De bien être j’ai peur d’être en retard

    Pour le prochain train de sérénité

    On dirait que je marche sur les côtés

    D’un chemin broussailleux quelle surprise

    Je me croyais reposée aimée comprise

    J’avance en fait sur un terrain hasardeux

    Qui a changé les cartes de mon jeu

    August 28

    DES CHAINES

    J’ai souvent eu envie de tourner

    La page pour voir de l’autre côté

    Du décor l’envers du miroir

    Sensations réelles ou illusoires

    J’ai souvent eu envie d’arrêter

    Abréger la fin de l’histoire

    Détourner le cours prendre la liberté

    Evaporer mes sens dans le noir

    Connaissance de la vérité

    J’ai souvent eu envie de changer

    Croiser vers d’autres paysages

    A la recherche d’une autre image

    J’ai souvent eu envier de cesser

    De donner le change en petite monnaie

    Et donner libre cours à mon essence

    La seule raison valable de mon existence

    Mais les chaînes sont si bien ancrées

    Que je n’ai jamais pu bouger

     

    August 27

    UN MOT

    Le mot est un miroir

    En lequel je mire ma pensée

    Le mot est un espoir

    Un avenir dépensé

    Sans peser les conséquences

    Parfois sans mesurer l’importance

    Des traces

    On croit que les mots s’effacent

    Mais ils se plantent profond

    Certains plus que d’autres sans justification

    Apparente

    Mais en y regardant de plus près

    Le mot n’était il pas ciblé

    Le mot est une pommade calmante

    Un onguent puissant

    Adoucissant les cicatrices

    Aux vertus purificatrices

    Le mot est sacré

    Prendre soin de sa verbalité

    Protéger le mot comme un trésor

    Rendre à la parole son rôle en or

    August 26

    PAS DE POESIE CE SOIR

    Pas de poésie ce soir

    Je suis pressée

    Je pars défiler

    Jouer dans le noir

    Pas de poésie pour vous

    J’ai mangé mon temps

    Mon inspiration est au bout

    Suspendue dans l’instant

    Pas de poésie

    Ou alors juste un petit

    Bout de rime

    Pour dire je suis là

    Je pars marcher au pas

    Je n’en finis pas je trime

    En cadence

    Mais c’est sans importance

    Ne passez pas prendre un vers

    Même pas le temps pour un mot couvert

    August 25

    ENCORE UN JOUR DE REPOS

    Chaque fois que je me penche sur le vase

    Chaque fois il y a de l’eau au fond

    Assez pour faire couler un peu d’extase

    Assez pour rafraîchir mon cœur profond

    Je prends à deux mains l’amphore quotidienne

    Il y a pour vos repos des petits mots qui viennent

    Chatouiller des recoins de mon cerveau

    Calme aujourd’hui encore un peu de repos

    J’ai le temps de peser de glisser de rêver

    J’ai le temps de préparer un peu d’amour

    Le temps de partager avec vous mon jour

    J’ai le temps de dessiner un peu de sérénité

    Pour apaiser vos colères vos rancœurs vos chagrins

    J’ai le temps encore jusqu’à demain matin

    Laissez donc un peu de côté votre ouvrage

    Venez tous contempler le reflet de votre visage

    Dans l’eau claire de mon inspiration

    Laissez vous bercer le temps d’une illusion

    Allongez vous dans la douceur de mes mots

    Aujourd’hui j’ai le temps de vous faire ce cadeau

    August 24

    DEAMBULATION

    Plantée dans mon univers je rôde

    Les phrases inutiles les paroles futiles

    Sont des poisons qui corrodent

    Le cœur les mots que l’on croit volatils

    Ne s’envolent pas si vite qu’ils espèrent

    Ils se plantent en des vieilles blessures

    Plaies ouvertes et qui suppurent

    Pensées qui te désespèrent

    Je rôde un verre à la main à allure lente

    Suivie par une isolée comme moi

    Une personne qui me hante

    Une ou de fois par an pourquoi

    S’accroche t’elle à ma solitude voulue

    Je ne peux observer à mon aise

    Les courbettes les mains qui se serrent

    Les sourires de joie niaise

    Je rôde sur un coin de la grande sphère

    Mes pensées sont vilaines

    Ma présence honorable

    Je suis un hôte tout à fait acceptable

    Dans tout ce magma de convenances humaines

    Je fais mon tri j’observe

    Protégée derrière mes carreaux

    On me présente à quelqu’un de nouveau

    Qui suis-je personnalité en conserve

    J’ai lâché depuis longtemps mes faire valoir

    Je ne suis guère plus qu’une pensée du soir

    Un tiens je ne l’ai pas vu depuis longtemps

    Je ne pensais pas avoir réussi autant

    Malgré tout j’apprécie à sa juste valeur

    Le spectacle programmé du bonheur

    Je sais le prix de toutes ces choses

    Je connais le montant du sacrifice

    Mais je sens toujours derrière les artifices

    Le poids de la douleur et gratté le rose

    Il ne reste que ce que nous sommes tous

    Et l’amour je rôde en quête de la personne

    Celle qui est restée vraie jusqu’au bout

    Celle qui à chaque minute m’étonne

    Et je la trouve juste avant de partir

    Reine te reconnais tu en train de me lire

    August 23

    Céder

    En silence ma symphonie

    Vire à l’obsession

    Je n’entends que cette folie

    Je digère mes impressions

    Des passages entiers résonnent

    Toujours les mêmes en somme

    Pour le cerveau imprégné pas de gomme

    J’entends toujours la cloche qui sonne

    A la mesure cent deux

    Et je vois le visage d’un enfant heureux

    Je n’en fini pas de compter

    Il semble que pour mon prochain départ

    Je doive seule me le donner

    J’ai du m’endormir quelque part

    Ou faire un rêve éveillé

    Dans cette église où tout à l’heure

    Je produirai le ton de la solennité

    Je ne sentirai pas la même petite chaleur

    Est-ce parce que j’ai souffert que j’ai des regrets

    Ou parce que je n’ai pas su tout à fait m’abandonner

    August 22

    UN CONCERT

    Il y a autour de nous des dizaines de gens

    Des dizaines des centaines un millier

    Assis debout adossés contre les piliers

    Il y a des gens qui se baladent gentiment

    Comme s’ils venaient pour une promenade

    D’autres encore parlent entre camarades

    N’est-ce pas ici une place de marché

    Certains même sont sur les murs perchés

    Il y a des gens qui portent de drôles d’engins

    Des caméras des micros au bout de longues perches

    Qu’ils tendent vers nous comme venus à la pêche

    Au son ça m’amuse ce n’est pas commun

    Puis tout à coup il n’y a plus personne

    A premier mouvement à la mesure qui résonne

    Le temps soudain bascule dans une autre dimension

    Il y a au bout de ses bras un univers en expansion

    Tout devient sonore la matière prend consistance

    Une unité grandit fusionnant nos existences

    Se distille tout autour de nous l’art éphémère

    La note unique donnée en un temps donné

    Matière avalée sacrifiée pour un public affamé

    Et quoi qu’il arrive cela ne pourra jamais se refaire

    Tout y passe l’âme le corps l’esprit

    Tout est centré sur ce moment précis

    Si la magie se produit c’est une récompense

    Si elle n’est pas là cela n’a pas d’importance

     

    August 21

    PARFOIS JE NE SAIS SI JE JOUE

    Parfois je ne sais si je joue

    Son éolien émis à la limite du silence

    Se fondant dans la masse un peu dense

    Où chacun pose son rajout

    Parfois je ne sais si je joue

    Je suis posée au milieu à peu près

    Je sens une ou deux trois individualités

    Qui se essayent de sortir de leur trou

    Mais à vrai dire que suis-je venue faire ici

    M’appuyer contre les désirs les envies

    De ceux qui présentent de grands espoirs

    Respirer l’odeur de leurs apparences dérisoires

    Faire le constat de leurs réalités

    Parfois je ne sais si je joue

    Mais j’entends à peu près tout

    Je sens dans les corps les combats effrénés

    La tension qui s’installe pour ne laisser filtrer

    Que ce que l’on peut montrer de soi

    Parfois je ne sais si je suis moi

    Et pourtant je puise dans leurs âmes

    Au profond je vois sous-jacents les drames

    Les tâches à moitié effacées

    La puissance des projets à réaliser

    Alors parfois je ne joue pas

    Parfois je ne sais si je suis là

    Témoin de la vision sous un autre angle

    Installée en équilibre au bord du triangle

    Laisser filer le son vers ceux qui le quémande

    Puissants sont ceux qui satisfont cette demande

    August 20

    UN MOT POUR UN AUTRE

    Droit de cité pour toute forme de langage

    Soutenu familier farfelu ou étrange

    Chaque mot à son pouvoir son champs d’action

    Le policé ne possède pas plus de droit à l’édition

    Que celui de la rue

    Dans son écrin apparu

    De la bouche d’un poète passager du temps

    Créateur d’une sonorité nouvelle

    L’apparition surprend mais elle est belle

    Son droit d’exister inaliénable pour longtemps

    Les mots ont des apparences rebelles

    Veulent dire souvent plus qu’il n’y paraît

    Un pour un autres souvent employé

    Ignorant tiens toi debout face à ces contacts sensoriels

    Et accepte leur existence en toute simplicité

    Un mot des bas fond peut te donner sa fidélité

    Si tu essayes de le comprendre

    Ce que tu as appris seulement tu pourras rendre

    August 19

    DOMINER NOS PEURS

    J’ai entendu aujourd’hui que nos peurs

    Nous font prendre nos pires décisions

    Emballé à haut régime le moteur

    Qui guide le bon sens de nos réflexions

    Mais derrière les angoisses primaires

    Mirages de terreurs omniprésentes chimères

    Derrière les défauts de la cuirasses

    Bravant les dangers et les menaces

    Se cachent les plus grands courages

    Des forces puissantes comme des orages

    Qui soulèvent les craintes ancrées profondément

    Les font tournoyer dans des spirales

    Et les élèvent en hauteurs infernales

    Et je ne veux retenir que le message de ceux

    Qui ont combattu leurs peurs pour aller où ils devaient

    Je veux croire qu’il n’y a que des gens courageux

    Qui ont mesurés les risques qu’ils prenaient

    A l’aune de la largeur de leur cœur

    Je ne veux penser qu’à ces seigneurs

    August 18

    LE POIDS DES SILENCES

    Il y a des silences vides de sens

    D’autres complètement évaporés

    Temps perdu frisant l’indécence

    Figures complètement altérées

    Par l’inconséquence de tout ce qui entoure

    Par l’inappétence le manque d’amour

    La froideur pitoyable des sons

    Le manque de conviction

    Il y a des silences sans interprétation

    Des absences en demi ton

    Qui ne servent qu’à la respiration

    Mais il y a aussi des silences rebelles

    Des arrêts incitant à la provocation

    Petits trous bordés de dentelles

    Repos minutieux calculés intenses

    Des pauses musicales qui éveillent les sens

    Et appellent une suite de tous leurs vœux

    Il y a des silences qui ressemblent à des aveux

    Des silences magiques baignés d’esprits ouverts

    Des silences qu’on voudrait avoir découvert

    Seul comme le premier homme qui a frémi

    Invité d’honneur au concert de la vie

    August 17

    CETTE SEMAINE TAYANA2 SE LAISSE MENER A LA BAGUETTE

    Je vais essayer d’être ponctuelle

    Ne pas manquer mes rendez-vous quotidiens

    Car cette semaine tout s’emmêle

    Vie de poète et vie de musicien

    Chance opportunité qui m’est tombée

    Du ciel par hasard d’aller jouer

    Comme une grande dans un vrai festival

    Pour un peu je revêtirais une robe de bal

    Tant mon cœur est à la fête

    Oui mais voilà ça ne va pas sans mal

    Il faut travailler sans espoir d’être égale

    Avec ceux qui nous prêtent

    Un peu de place à leur côtés

    Et je ne suis pas très sûre de l’avoir mérité

    Qu’importe je profite du bonheur

    Distillé chaque jour avec ardeur

    Par le petit bonhomme qui nous mène à la baguette

    Subtilement fermement et avec adresse

    Je jubile je laisse déborder ma liesse

    Sur son succès d’avance comme Perette

    Mais gageons qu’il saura préserver

    Lui son petit pot de lait

     

    August 16

    PROPRE COMME UN SOU NEUF

    Je gratte je trifouille j’astique

    J’éponge je m’éponge je repasse

    Pour demain ça sera propre si ça passe

    Le temps c’est long dans cette pratique

    Encore un petit col de chemise

    Je range je dérange j’organise

    Je change les choses de places

    Je gaspille de l’énergie je les déplace

    Trois livres qui dépassent

    Je sens que la tâche me lasse

    Je me pose deux minutes pour vous dire

    Qu’aujourd’hui le poète transpire

    Et que ça n’aurait pas été de refus

    Un petit coup de main le bienvenu

    Une manière concrète de me rendre hommage

    M’aider à faire un peu de ménage

    August 15

    MARIAGE

    L’amour se rit des vieux usages

    Il entre dans les cœur par un petit passage

    Etroit secret et surprend l’entourage

    Parfois il transforme les petits rivages

    En plages idylliques ouvre l’esprit le plus fermé

    Nourrit l’âme et ses recoins secrets

    Rassasie le cœur lui donne de nouveaux paysages

    A contempler

    Mariage de couleurs lumineux visages

    Pour une éternité

    L’amour est un jardin à cultiver

    A l’ombre de grands arbres bienveillants

    Les petites pousses y grandissent gentiment

    Arrosées de tendresse maternée

    Qu’aucun orage jamais ne s’abatte sur ce jardin

    Soleil sur votre amour et jamais de chagrin

    August 14

    OCEAN DE SAGESSE EST LA

    Océan de sagesse se promène sur mon territoire

    Sa lumière irradie jusqu’à mes plus profonds espoirs

    Celle qui ne croit en rien reçoit la bénédiction

    De la sérénité et de toutes les émotions

    Qui se répandent autour de l’élu

    Celui qui du fond des âges a été reconnu

    Par les siens dans un enfant en évolution

    Le petit Nicolas se tortille sur sa chaise

    Ne sait s’il faut l’accueillir il est mal à l’aise

    Les enjeux semblent puissant les dés jetés

    Il n’ose pas fâcher l’empire du milieu

    Quel naïf peut encore dire qu’il s’agit de Jeux

    Il ne voit rien son esprit aveuglé

    Lui cache la vue des brillantes étoiles

    Recouvert de couardise son plus épais voile

    Ou de stupidité ou de diplomatie ou d’avidité

    Ou de la puissance des marchés

    Qu’importe Océan de sagesse fait ce qu’il doit faire

    Serrer la main d’un puissant ce n’est pas son affaire

    Il connaît les enjeux dont il est la cible

    Il ne marchera ni sur l’Etat ni sur la Bible

    Il croit en son image et en toute religion

    Il reconnaît en l’athée un esprit en évolution

    Chaque âme vivante a gagné son respect

    Même la tienne qui se terre en son palais

    Il dit simplement « ce n’est pas grave »

    L’homme est libre aucune rancœur ne l’entrave

    Et moi impure je constate que pour les tâches infâmes

    Tu envoies souvent une de tes femmes

    August 13

    AU COEUR DE L'HISTOIRE

    Il y a ici peu de mots

    Un bonjour un bonsoir limite les échanges verbaux

    Parler en levant les bras au ciel

    Reconstruire en toute hâte une tour de Babel

    Faite de sonorités de regards et de gestes

    L’œil vif et les idées lestes

    Marchant par dessus les rancœurs des anciens

    L’Histoire et les histoires racontées par les miens

    J’ai grandi à l’ombre du plateau des Glières

    On souffre encore là-bas comme si c’était hier

    Sombres maquis blessures humiliations

    Sang répandu pour des bannières

    Fantômes oubliés en réapparition

    Il n’y a pas si longtemps c’était encore la guerre

    Est il vraiment lavé le sang de nos ancêtres

    Pouvons nous sans arrière pensée apprendre à nous connaître

    Chasser les hantises les angoisses perfides qui transparaissent

    Aussi dans mes pensées il faut que je le confesse

    Mais je n’ai vu ici que des gens qui me ressemblaient

    Et j’ai abandonné quelques-uns de mes préjugés

    August 12

    ENCORE DES VACANCES

    Comme aux plus belles terrasses de la Croisette

    Assise au bord de l’eau comment ne pas rêver

    Que la vie nous a réservé des milliers de risettes

    Des sourires câlins des regards amusés

    Plus rien ne semble avoir d’importance

    Pas même le jour lentement qui déroule

    Encore un peu de temps peut être un soir de chance

    Sur mon chiffre adoré l’arrêt d’une brillante boule

    Non vraiment rien d’autre ne peut plus me surprendre

    Il n’y a que le doux clapotis de l’eau qui sans se lasser

    Vient à chaque instant caresser les murs effarouchés

    Et les odeurs qu’elle amène d’un petit large tendre

    Apportées par un vent doux sans air salin

    Une petite mer sans air hautain

    Sans menace sans prétentions vaines

    De quoi faire une vie poétique et sereine

    Un endroit pour baigner le corps et l’esprit

    Non plus rien ne compte que la voile qui se gonfle au vent

    Ou peut être l’oiseau qui plane autour de ces gens

    Dans le lac de Constance j’ai noyé le temps et mes soucis

    Ce pourrait être un lieu à vivre ici

    Cela sera sûrement pour une autre vie