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ブログ


9月30日

PETIT TOUR A LA BIBLIOTHEQUE

Petit tour à la bibliothèque le matin du samedi

Une occasion de plus de rencontrer les amis

Un roman une BD un livre de bricolage

Assis dans les coins des enfants sages

Feuillettent des livres avec de belles images

Petit silence troublé de chuchotis

Discussions en catimini

Je suis séduite par la sérénité

Que les gens et le lieu dégagent

Je prends le temps de tourner des pages

J’apprécie la douce convivialité

De cette culture simple et ouverte

A tous je fouille pour faire la découverte

Du livre qui enchantera les soirs de ma semaine

Je suis ici un peu dans mon domaine

J’emporte chez moi comme des cadeaux

Des livres des CD des magazines

Et en grimpant sur ma colline

Je protège mon précieux fardeau

9月29日

HEUREUSEMENT

Heureusement qu’il y a les petits bonheurs

Les tartines des pains les quatre heures

Pour nous aider à vivre un peu le quotidien

Pour avoir le courage de se lever le matin

 

Heureusement qu’il y a les petits sourires

Toutes ces choses gratuites et qui font dire

Qu’on n’est pas que dans un monde pourri

Un monde qu’on aurait repeint en gris

 

Heureusement que repoussent les fleurs

A chaque printemps dès que c’est l’heure

Pour nous donner absolument

L’envie d’en reprendre pour un an

 

Heureusement que tu es là

Et que tu me tiens dans tes bras

Pour me donner des certitudes

Et endormir mes inquiétudes

9月28日

IL PLEUT IL MOUILLE

 

Il pleut il mouille

Pour toi c’est la tristesse

Pour nous la fête à la grenouille

Le gris c’est ta détresse

Nous on sort nos jolis parapluie

Les petits ça aime bien la pluie

A pieds joints dans les flaques

Ça mérite pas une paire de claques

C’est toute la joie qui ressort

Bonheur d’être quand même dehors

Et si on a les pieds mouillés

Nounou viendra vite nous changer

Des serviettes pour frotter nos cheveux

Accrocher nos habits autour du feu

On boira un bon petit cacao

Et on aura vite bien chaud

9月27日

CONCERTO

 

Piano, Pianino, Pianissimo

Au tempo

Piano, Pianita, Pianissima

Allegria

Corde belle

Petit marteau

Etincelle

Le son est beau

Touche d’ivoire

Touche noire

Concerto

9月26日

CONNEXION CEREBRALE

J’ai trop grincé des dents dernièrement

Je vais  vous écrire une jolie chose

Une petite histoire parsemée de pétale de rose

Un conte tranquille pour voyager dans le temps

Une lettre secrète juste un petit billet

Quelque chose de subtil et que vous aimerez

Vous relire le soir avant de vous endormir

Un message d’amour à tirer des soupirs

Quelques larmes aussi mais seulement de bonheur

Eau cristal en sillons évaporés par la chaleur

Des baisers que je viendrai déposer délicatement

Pas plus de sensation qu’un effleurement

Laissez vous aller dans mes paroles légères

Je suis là près de vous je vous tiens par la main

Ne pensez plus un instant à ce qui vous attend demain

Buvez avec moi ce plaisir éphémère

Et si je vous conduis au delà de l’ivresse

J’aurai peut être pour vous bien plus qu’une caresse

Le temps vous paraîtra alors tellement étiré

Que demain sera dans une éternité

Vous aurez alors plus que la vie devant vous

Pour vous baigner dans cet espace si doux

Il faudra bien pourtant qu’à un moment donné

Je vous ramène entier à la réalité

Je poserai délicatement vos deux pieds sur la terre

Et quand je fermerai la porte de ce grand mystère

Je glisserai en vous le sentiment

Que vous êtes une personne unique

Un être merveilleux et délicat

Marchant comme si le sol glissait sous vos pas

J’aurai encore de tendres intentions

J’inventerai de nouvelles solutions

Pour rendre vos journées encore plus belles

Rendant mes illusions bien plus que réelles

Et vous aurez vécu plus qu’une vie banale

Un lien d'intelligence une connexion cérébrale 

9月25日

PAROLE UNIQUE

 

Si je n’avais rien à dire, je parlerais malgré tout

Pour combler le vide qui se ferait entre tous

Remplir de force l’espace intersidéral

Qui éclaterait autour en milliards de silences

Assourdissant les oreilles de toutes les absences

Je me sentirais mal mal il faudrait que je parle

Je saurais débiter de lentes litanies

Des chants guerriers pour donner l’énergie

Dans le long combat froid et muet

Et au bout de mille ans quand seraient épuisées

Toutes les paroles dites chantées hurlées

Il ne resterait de parole qu’une sorte de sifflet

Plainte aiguë puissante ascendante

Fréquence entre toutes la plus émouvante

L’essence de la parole épurée des ses mots

Parole unique pour toute signification

Langage évoluant vers des sommets si hauts

Et plus jamais il n'y aurait d'incompréhension

9月24日

ROAD MOVIE

Au volant de ma voiture sur des routes sans fin

Comme dans les road movies américains

J’aimerais bien faire une course partir au hasard

Voir l’avenir devant moi s’étaler comme un boulevard

Et défiler les paysages m’arrêter pour boire des cafés

Rester longtemps pour observer les voyageurs pressés

Mettre des jours à rejoindre une contrée lointaine

Continuer toujours en n’étant pas certaine

D’espérer seulement vouloir arriver à destination

Dérouler le ruban d’asphalte sans condition

Continuer encore toujours et quand même

Eriger le voyage au long cours en finalité suprême 

9月23日

MANIPULATIONS

Tu es tout le temps victime de manipulations

N’oublie pas de suivre note à note la partition

Que te donnent les médias une seule version

Prends garde à toi si tu cherches l’interprétation

La Libye a t’elle ou n’a t’elle pas descendu un avion

Ce ne serait pas la première connerie dite à la télévision

De charniers sauvages il me reste une vision

Qui sans être réelle était pourtant très réaliste

Quand on me montre une chose moi je crois qu’elle existe

Comment ne pas comprendre que certains s’engagent

Après cela sur des pistes glissantes genre révisionnistes

N’as t’on pas forcé les loups à sortir de leur cage

Pour leur permettre d’adopter des positions extrémistes

Je libère ma colère contre les journalistes

Qui ne respectent plus leur déontologie

Vérifier sans cesse la transparence de l’eau

Avant de laisser couler la source c’est le credo

J’espère qu’il reste toujours parmi eux quelques idéalistes

Qui n'accepteront jamais de raconter des inepties

 

 

 

9月22日

PARTAGE

Avec une petite voix tu dis merci madame

Alors qu’il faudrait plutôt que tu me blâmes

De faire partie de cette maudite société

Et c’est plutôt moi qui devrait de remercier

De m’avoir offert un rayon de soleil

A la mesure du sourire qui émerveille

Un instant ton visage triste à mourir

Et quand je vois ainsi ton visage s’ouvrir

Je sens ma honte qui va en s’épaississant

Et je pense que c’est de ma faute sûrement

Si tu es là pauvre statue d’argile

Le corps et le regard immobile

Je sais que c’est moi qui t’obliges à tendre la main

Pour satisfaire indéfiniment mes plaisirs de demain

Afin que ne baisse pas trop mon niveau de vie

Il n’est pas possible de te laisser partager mes envies

Et ma société veille à ce que toi et les tiens

Soyons bien séparés n’ayons pas trop de liens

Que nous ne comprenions pas que la terre est un grand jardin

Que nous pourrions cultiver de toutes nos mains 

9月21日

ESPACE DE LIBERTE

Espace de liberté à ma mesure

J’engrange des mots comme d’autres des résultats

Il y aura de la place encore c’est sur

Pour loger toutes les phrases et en faire un gros tas

 

Espace de liberté pour bavarde littéraire

Qui pense avoir compris comment parler du monde

Plaisir narcissique sans fin et solitaire

Attention de ne pas basculer brutalement dans l’onde

 

Espace de liberté démentiel

Pour loger une folie géante et galopante

Et des rêves mégalos de s’accrocher au ciel

Alors qu’elle n’est qu’une créature rampante

 

Espace de liberté pour plaisir virtuel

Détache moi de la réalité avec indifférence

Ecarte moi subtilement des langages conceptuels

Emmène-moi au plus près de ton effervescence 

9月20日

A CEUX QUI NE PARLENT PAS

Certains laissent derrière eux des paroles

Ephémères, entendues, digérées,

Contribution collective au bruit ambiant, oboles

Par d’autres paroles effacées, évaporées.

D’autres soupirent seulement,

N’offrent au silence qu’un lent mugissement,

Peut être une faible expiration

Quasi muette, à la limite extrême de l’absence

De son. Un long moment de contemplation,

Une toute petite détente d’oxygène compense

L’absence totale de signification ou l’incompréhension.

D’autres gardent la bouche close.

Ceux-là, le son de leur voix m’intéresse.

Dans tous les messages muets qu’ils adressent

La justesse de leurs non propos s’impose.

En finesse, ils atteignent l’apothéose,

Le sommet de la communication,

Et donnent avant même qu’elle n’éclose,

L’essence pure de l’information. 

9月19日

OPALE

Œil mystique qui observe l’éternité

Et diffracte la lumière en reflets

Blancs bleus gris ou noirs

Parfois rouges pour les grands soirs

Que rien ne vienne troubler ta transparence

Quand tu imites si bien le cristal

Pour parer les princesses qui vont au bal

Des dessins subtils de l’Arlequin

Tu tiens alors le bonheur entre tes mains

Et répands en mille feux ton iridescence

Noire blanche boulder opalescence

Mystérieuse de la belle hydrophane

Qui se dévoile en profondeur immergée

Eclatante au cou d’une sirène éthérée

Qu’y peut comprendre le profane 

9月18日

PRISE DE TETE

La tête prise dans un étau

Quel est le con qui serre la haut

Plus possible de réfléchir

Pas même l’ombre d’un désir

A part peut être de se taper

Le front contre le mur

Sans être vraiment sûr

Que ça pourra marcher

 

Le corps entier dans la douleur

Jusqu’à n’avoir même plus peur

De sauter dans le premier train

Qui roulera vers l’incertain

L’envie enfin de s’endormir

Pour oublier dans un soupir

L’arrivée à brève échéance

D’une plus grande déchéance

 

Des petites lueurs et de l’espoir

Ce n’est pas partout qu’il fait noir

En s’accrochant encore un peu

Y a moyen d’être toujours heureux

Il faut juste prendre un petit remède

Et profiter de l’intermède

Pour empêcher de descendre le soir

Et trouver la force d’y croire 

9月17日

PREPARE TOI AU PIRE

Il dit prépare toi au pire

Le meilleur est pas en ligne de mire

Est-ce qu’il a quelques armes à refourguer

Maintenant qu’il a un pied de chaque côté

Le monde est déjà à feu et à sang

Un peu plus un peu moins pour l’Iran

On peut en rajouter une dose encore

Vive le French Doctor

Qu’est-ce que ça peut foutre si tu peux encore rouler

Avec ta caisse pétrole à volonté

De toute manière t’auras chaud cet hiver

On va pas se laisser démonter par un fait divers

S’ils nous tuent quelques militaires

On leur fera de beaux cimetières

Nous l’arme nucléaire on l’a déjà

Mais c’est sûr on la balancerait pas

Dans la gueule de nos voisins

C’est juste pour décorer nos jardins 

J'AIME LONDRES

J’aime Londres de toutes les couleurs

Le matin ou le soir à toute heure

J’ai visité tous les musées les jours de pluie

Et toujours quelque chose me ravit 

J’ai vu tous les monuments

Parfois sous un soleil éblouissant

J’aime Londres et ses jardins secrets

Fermés à clef pour protéger les roses

Les visiteurs indiscrets

Ne connaissent pas le prix des choses

Dans le grand park les écureuils gris

Se laissent approcher de très près

Ils savent très bien qu’ici

Ils ne courent aucun danger

J’aime tant Londres j’ai cru que la reine

Aller m’inviter pour une cup of thé

Elle ne s’est pas donnée cette peine

J’ai quand même vu son palais

J’aime Londres et ses grands bus rouge

Dans tous les sens comme des fourmis

Comme s’ils n’avaient pas de but précis

J’aime Londres c’est une ville qui bouge

Qui s’offre au visiteur comme fleur

Et tout à coup se ferme geste de pudeur

J’aime traîner dans la gare Victoria

Le soir dans les étages y prendre mes repas

En regardant Londres cosmopolite

Grand melting pot qui agite

Des senteurs d’Inde ou des accents français

Jamais je ne me lasserai

 
9月16日

LE CHANTEUR N'EST PAS MORT

 

Le chanteur n’est pas mort

Vous dites n’importe quoi

Il ferme les yeux je crois

C’est peut être qu’il dort

Vous dites n’importe quoi

J'entends encore le son de sa voix

INTERIEUR CUIVRE, VOUS CONNAISSEZ ?

 

Les quintets à six musiciens, j’aime bien.

Les partitions qui décollent, c’est aérien.

Les mots manquent à Jean-charles, ils s’envolent.

Il ne dit que des bêtises, je rigole.

Soudain la musique commence

J’oublie tout de mon existence 

9月14日

PETITE ENVIE

Envie de douceur

Galette et petit pot de beurre

Envie de chaleur

Petite place au fond d’un cœur

Envie de lumière

Enlever toute la poussière

Envie d’un câlin

Déposer un baiser sur la main

Envie de rien

Sauf si c'est quelque chose de bien

9月13日

ON NE PEUT SOUVENT DONNER QU'UNE ROSE

On ne peut souvent donner qu’une rose

Où il  faudrait surtout du pain

Et peut être aussi une main

Tendue vers l’inconnu l’autre

Dans cette fange ils ne se vautrent

Pas par plaisir ni par fainéantise

Quoique bien des gens le disent

Ce sont là d’énormes bêtises

Car les fins de mois sont la hantise

De bien des hommes courageux

Mais on ne veut plus d’eux

Pour faire tourner le grand manège

C’est devenu un privilège

Que d’avoir un bon boulot

Précarité chômage c’est le lot

De millions d’êtres humains

Entends-tu tout autour de la terre

Le chant aigu de la misère

Saurons nous semer l’espoir pour demain

Est-ce que les choses changeront

Est-ce que les mêmes tourneront

Toujours les manivelles du pouvoir

A quel changement peut on encore croire

Alors que l’Histoire est indéfiniment tronquée

Pour tous les pauvres et tous les oubliés

9月12日

HISTOIRE D'UNE VIEILLE MOUCHE

Empêtrée dans les filets d’une toile

Impossible de faire un petit pas

Lever les yeux vers les étoiles

Prier que l’araignée n’arrive pas

Je n’avais pas prévu ce détour

Les choses volaient parfaitement bien pour moi

Et si j’arrive à faire mon retour

J’aurai peut être enfin la foi

J’ai conscience du ridicule

Epinglée comme un poster

Jouer les funambules

Pas bon pour mes artères

Un petit coup de balai

A défaut d’un coup de main

Ca m’irait tout à fait

J’ai vu beaucoup d’humain

Me faire des grands signes

Mais là j’aurais besoin

Qu’un seul se résigne

A me sortir de ce coin

Mais il faudrait encore

Qu’il n’écrase pas mon corps

Et là j’ai de gros doutes

Peut on compter sur eux

Ceux là je les redoute

Autant que le faucheux

Mais le vent cet ami

Tout à coup a forci

Et je me suis retrouvée

Les ailes sur le plancher

C’était pas beau à voir

Mais dans mon désespoir

J’étais encore entière

Et ça c’était par rien

J’ai ôté les poussières

Les fils de soie les liens

Et je suis repartie

Chercher ailleurs le sens de la vie