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    January 26

    ENSEMBLE

    Enfants gâtés de l’univers

    Nous avions reçu une belle planète en cadeau

    Au bout du compte sur quel radeau

    Devrons nous fuir ce monde vert

     

    Car comment taire la triste réalité

    Notre planète nous l’avons massacrée

    Il reste cependant ci et là quelques illuminés

    Des pousses d’hommes espoirs qui se sont ressemées

     

    Seules comme des graines portées au vent

    Et lorsque je tends l’oreille je les entends

    Par quel miracle  commenceront ils la libération

    De tous les esprits vers une solution

     

    Sous nos âmes défuntes d’avoir trop gaspillé

    Trouveront ils des nids de cœurs à faire éclore

    Arc-en-ciel vivant comme des xiphophores

    Prêts à faire germer le grand souffle de paix

     

    Car sans amour nous ne changerons rien

    Puisons dans l’amour la sagesse et l’espoir

    Transformons l’hypothétique avenir en grand soir

    Que mon rêve s’étire et se partage avec le tien

    December 29

    BALI

    T’es allé à Bali pour rien c’est sot

    T’es allé à Bali pour rien c’est ballot

    Balayés les avis des scientifiques

    Balivernes égrainées des politiques

    Remballées les mesures en deux temps

    Trois mouvements c’est autant

    Que n’aura pas notre petite planète

    Freine tes émissions de CO2

    Ma petite Tayanadeux

    Et ne te casse pas trop la tête

    October 07

    IL EST DEJA TROP TARD

    Même en allant vers toi caillou de grand mystère,

    Même si c’est vraiment le centre de la terre,

    Lieu qui donne la puissance aux incantations,

    Entendras-tu le bruit de mes lamentations ?

    Est-il encore utile d’établir le contact avec toi,

    De sentir chaque atome se plier sous les doigts,

    D’allonger les corps nus sur la roche brûlante,

    Sentir par chaque pore la vibration hurlante,

    Des saccades altérées du grand cœur de Gaïa.

    L’équilibre est rompu, altérée son aura.

    Cela s’entend de loin. Cela s’entend de loin.

    D’un spectacle pitoyable nous serons les témoins.

    Il est déjà trop tard pour sauver les humains.

    En restera t’il seulement les cinq doigts d’une main ?

    Cela vaut il la peine de donner une chance,

    A ceux qui t’ont salie ? N’est-ce pas par avance

    Une cause perdue de croire en cette race ?

    Ne vaudrait-il pas mieux effacer toute trace

    Des tous ces parasites, ces existences avides ?

    Tu sais vraiment combien leurs désirs sont perfides !

    Des maux de la planète, ils disent avoir conscience

    Etalent avec brio les trésors de la science

    Pour soigner à grands frais ses profondes blessures.

    Mais tout au fond de moi je ne suis pas si sure

    Que ce soit là vraiment leur premier intérêt :

    Ils n’ont jamais cessé de tuer la beauté !

    Aucune source fraîche n’a jamais abreuvé

    Ces assoiffés. De sang chaud ils se sont gorgés.

    Ils ont fait des profits sur toutes tes ressources

    Sans penser qu’un beau jour se tarirait la source.

    Elle est vide a présent la corne d’abondance.

    L'homme a trop abusé, laissé passer sa chance !

    June 20

    AITHO

    Aitho volcan rouge

    Antre caché, repère choisi pour Héphaïstos le boiteux

    Afin qu’il accomplisse son art et forge ses objets merveilleux

    Je vois encore dans ma mémoire collective

    Les pièces fantastiques de sa folie créative

    Le bouclier précieux de l’invincible Achille

    Qui transcendait sa force et le rendait agile

    Le trident de Poséidon

    Les flèches d’Artémis et d’Apollon

    Pour la belle Aphrodite une ceinture

    Qui n’était pas la moindre de ces parures

    A présent

    Tu sembles endormi sur ton île au soleil

    Parfois pourtant se trouble ton sommeil

    M’appelleras-tu pour ton prochain réveil

    Serai-je à tes pieds pour voir les merveilles

    Alors que sortira de la bouche du géant Encelade

    Son haleine de feu

    June 18

    AYERS ROCK

    Terre rouge

    Uluru posé sur le sol

    Gardien des Anangu

    Roche puissante et magique qui s’enflamme

    Le soir dans les lueurs vespérales

    Tu caches dans la terre ton ventre rond

    Comme un iceberg piégé en océan profond

    Tu offres aux hommes tes multiples facettes

    Parois lisses et abruptes, douces inclinaisons

    Vague figée depuis un temps si long

    Gros caillou posé par une main divine

    Caprice égaré dans l’espace

    Le temps a transformé ton premier visage

    Erodé par l’eau, le vent et le sable

    Magnifié, sanctifié, sacré par l’incongruité de ta présence

    Témoin bienveillant des premiers humains

    L’oracle des temps ancien n’a rien perdu de sa puissance

    Le peuple que tu as vu naître garde toujours ta préférence

    Il dort à tes pieds dans le respect de ses ancêtres

    Et s’amuse de voir passer certains êtres

    Qui cherchent je ne sais quoi, sans jamais le trouver

    Et repartent chez eux sans avoir trop changé