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October 08 DESSINE MOI UN PETIT PRINCE
Dessine-moi un petit prince
Et tout-à-coup il trace mince
Les lettres de son prénom Problème d'interprétation Comment faire comprendre à l’enfant sage Qu’il faut qu’il fasse apparaitre son image Pour les gens qui le lui demandent Voyons voir un peu je commande Pourrais-tu dessiner une tête là L’enfant s’exécute d’un rond et d’un sourire Tu pourrais faire aussi des cheveux voilà Si tu mettais des oreilles ça me ferait rire Continue tes efforts Là je voudrais bien un corps Des pieds oui c’est parfait Un bras de chaque côté N’oublie pas ta main à chaque bout Tu ne veux pas faire tes petits doigts Tu es un champion du dessin je crois C’est son premier portrait qu’il est chou October 06 THEORIE M
Fenêtre ouverte sur l’univers
A la lumière toute petite de mes perceptions
Ce qui s’entrechoque et entre en vibrations
Est-ce que ce sont de petites cordes en vers
De petites unités qui rendent le monde ouvert
Sur ma tranche d’espace la tête à l’envers
Plus petite qu’une fourmi
Plus aveugle qu’une lampe éteinte
Jamais je n’aurais cru à ces milliers de teintes
Ces possibles qui fourmillent comme un nid
De mes congénères
J’aime la théorie du Mystère
La Magie
la Mouvance
les changements de repères
L’idée d’une Matrice l’origine d’une Mère
J’aime l’idée que se réconcilient
Et s’adaptent diverses théories
Je me souviens encore du fond de ma caverne
Les ombres sur les murs avaient sens de vie
Aveuglant la lumière tronque ce qui gouverne
Quand Witten voit ce qu’est le vrai ici
Ses yeux de nos yeux sont ils si différents
Comment peut-il être aussi intelligent
October 04 ICI ET MAINTENANT
De quel côté de la terre
Les aiguilles tournent elles à l’envers
Soleils profonds posés en mystères
En cœur et corps qui espèrent
Un avenir meilleur que celui promis
Une chance déposée en secret
Dans la tête du messager de l’esprit
Il ne reste dans les déserts évaporés
Que des gravures sur sables éventés
Aucune des paroles qui s’y sont prêchées
Ne sont arrivées aux oreilles destinées
L’espace peut être ne s’y été pas prêté
Alors qu’entendre doux et délicieux délire
Chants de sirènes irrésistibles attirent
Le flot de conseils berce ma conscience
De mots qu’on réserve usuels à la science
Rien ne m’effraye rien ne me peine
Ni les diseurs de bonnes ou de mauvaises aventures
Ni les signes d’hypothétiques augures
Rien n’ébranle mon humeur calme et sereine
Je bois à la vie la où elle se trouve
Dans le quotidien immuable qui couve
Pour faire éclore un regard une manie
Qui m’enchante m’agace ou me sourit
Je puise l’énergie dans le chant qui m’entoure
Dans l’instant qui s’étale en présent flamboyant
Car je n’ai ni passé ni avenir en ce temps
Je ne suis que pour ce qui est chaque jour
October 03 DEUX ANS
Deux ans sans le souffle vert
L’appel des sapins triste anniversaire
Qui réclame un peu de sève pour couler
Sur les déchets de ma belle forêt
Bientôt il faut le croire se dresseront
Les cages à humains les carrés de moellons
Les projets d’une vie sur cimetière naturel
Un bout de pelouse pour dire j’habite à la campagne
C’est une place de force qui se gagne
Sur ce que je croyais s’élever jusqu’au ciel
Ma douce épineuse je n’ai pas fais le deuil
Sous mes yeux tes reliefs pointus comme des écueils
Ont rendu ma navigation pénible et dangereuse
Je croyais immuable d’être heureuse
A regarder le vent agiter tes voiles inutiles
Je croyais le temps incapable de surprises débiles
J’avais foi dans ton immortalité
Ton souvenir peint sur toile silencieuse et rebelle
A fait grimper à nouveau mon chagrin à l’échelle
Pour chacun de tes arbres je ne suis que regret
October 02 BABOU S'EXPOSE
La vision de l’artiste ce qu’il ose
Porter sur la toile toutes ces choses
Qui ne sont apparues qu’à son œil curieux
Se révèlent au monde par un détour heureux
A travers le filtre de sa pensée
Se déforment subtilement les idées lisses
Elles s’étoffent de toute sa personnalité
Et se parent au fil du geste inspiré qui police
Mêlant les couleurs du réel et de l’irréalité
Peu à peu se dégage l’apparence qui se tisse
Comme une deuxième toile juxtaposée
Matière rampante dans tous les interstices
Pour combler nos rêves éveillés
Le regard toujours prêt pour capter
Une idée de ce qui pourrait être lumière
Sur un chemin les plus belles poussières
Dégageant l’essentiel de ce qui s’endormait
Découvrant nos souvenirs oubliés
Ici s’offre un village suspendu dans le temps
L’odeur qu’il s’en dégage se ramène en passé
Image mon cœur vibre pour ces pierres aimées
Et s’il y a un message je crois que je l’entends
September 28 NE FERME PAS LA PORTE, IL A PEUR DE ÇA
Le petit roi a peur du noir
Des images furieuses s’immiscent le soir
Dans les rêves de tracteurs et d’autobus
Un peu de lumière un câlin il n’en faut pas plus
Pour donner à la nuit des apparences qui rassurent
Je reste un peu à côté de lui pour soigner les blessures
Qui se creusent à mesure que le monde grandit
Autour de ses pas et dans son esprit
Un jour ou l’autre tu aimeras la lueur de la lune
Et tu sauras que s’éclairent les étoiles pour toi
Chacune souriant à ta bonne fortune
Les voutes célestes sont les joyaux des vrais rois
September 27 DESERTITUDE
Je remue peu mes méninges
Pas de brassage
Les lignes de mon paysage
Sont suspendues sur la corde à linge
Pas de vent pour faire frissonner l’étalage
Pas le moindre petit dérapage
Il fait calme il fait bleu
Le mouvement se drape de trop peu
Je flotte suspendue entre deux airs
Le statu quo têtu s’installe
Il n’y a pas d’idées qui détalent
L’inspiration se répand en désert
September 23 MON AMIE EST RIVIERE
Mon amie est rivière
Chagrins anciens mélanges d’hier
De ce que sera fait demain
De choix qui ravivent son chagrin
Que faire de ses larmes
Inondant mes poésies
Sa douleur me désarme
Je lui veux des envies
Des projets des petits bonheurs
A coller tous ensemble
Et que son visage à tout jamais ressemble
A un jour sans malheur
September 22 MARDIS SOIRS
J’ai retrouvé le chemin de mon école
L’école enchantée des sons à produire
Jamais je ne sais assez les si si ré si sol
Jamais je ne me lasse d’apprendre à faire fuir
L’air léger un peu beaucoup passionnément
Serai-je un jour maître de mon instrument
Il faut que je travaille le moi et le fer
Technique rebelle qui se sort des enfers
Il faut tremper mon âme et bouger mes doigts
Plus vite encore il faut que l’œil analyse la ligne
Que tout se place en espace en temps et que s’alignent
L’expérience le travail l’envie et tous mes choix
J’ai taillé mon crayon bien rangé mes partitions
Je prépare mon chemin vers d’étranges émotions
Je suis tombée dans un nid de notes la flûte la première
Elles font en s’envolant mes plus belles lumières
September 21 EXPIRATION
Il se fait tard et par lassitude
Il faut que je satisfasse ma petite habitude
Malsaine à souhait de lâcher quelques effets
Une indécence une confidence un souhait
Correspondance à double sens secret
Mais l’idée la bonne celle qui transforme
Le mot banal en jet littéral et bien formulé
N’est pas là je ne suis pas au mieux de ma forme
Aucune grippe honteuse n’a touché mes neurones
J’ai juste abusé d’un temps d’éveil calamiteux
Frotté mes oreilles à des cloches qui résonnent
Encore dans un alpage lointain et bienheureux
Le résultat c’est que je griffonne un truc sans importance
Un remplissage de case pour tenir la distance
Et vous transmettre
par la présente cher lecteur
Quelques baisers doux et un peu de chaleur
September 19 UN LONG CHEMIN Elle sème quelques accords au vent du soir
A peine plus que de quoi percevoir
Le temps qui passe sur cette nuit et ses devoirs
Le repos chargé de menaces et de désespoir
Ou les futurs plaisirs qui ne se racontent pas
Il y a dans ses sons les saveurs que répandra
Dans les promesses des avenirs prochains
Les erreurs qui disparaitront demain
Quand le hasard aura fait place à la maîtrise
Et que divin et sans aucune traîtrise
Les doigts agiles feront leur travail de mémoire
Elle trouvera facile ces chants d’espoir
Et se dira que de chemin parcouru
Si on me l’avait dit avant je ne l’aurai pas cru
September 17 LE PEINTRE
Le petit prince retrouve goût à la peinture
Un art monochrome violet tout en figures
De grands ronds bien remplis d’où jaillit
Une tige longue qui sur la table finit
Quelque carrés creux trois superposés
Sur chaque feuille de papier
Sont ce des fleurs des petits personnages
Dans ta tête quelle était l’image
Qui se formait avant que le geste précis
Termine sa course dans l’espace
De quelle idée voulais-tu laisser une trace
Est-ce un bonheur qui se trouve inscrit
Dans ce dessin qui te fait sourire
Ta joie de faire devient mon bon plaisir
September 16 UNE VISITE
Elle passe me voir trop peu de temps
Mon soleil d’amitié s’envole vite au vent
Chaque minute de parole parait une seconde
Il reste toujours quelque chose à lui dire
J’ai à peine l’espace de bercer ma faconde
Qu’elle ramasse son élan dans un tendre soupir
Elle a mille choses à faire c’est peu dire
Et si peu de grains dans son sablier
Il faudrait que j’arrive un petit peu à plier
Les bords de son temps pour qu’un peu de loisir
Fasse son œuvre autour de son univers
Et qu’on ait pour parler autant que pour se taire
Des milliers de poussières dans un grand entonnoir
J’arrêterais bien un peu les mouvements planétaires
Pour donner à son jeu un rythme lent et me complaire
A savourer chacun de ses mots et toute son histoire
September 15 PREMIERE FLAMBEE Première flambée
Voilà à nouveau que s’invite
L’odeur de bois brulé
Le chant du feu qui crépite
Dévorant les rondins les flammes
Réchauffent le corps et l’âme
Quatorze degrés me faisaient frémir
Des pantalons mouillés
Me tiraient quelques soupirs
Il n’en fallait pas plus pour basculer
Dans l’idée que cet hémisphère
Se prépare pour la venue de l’hiver
Probablement que de belles journées
Viendront encore nous illuminer
Mais pour l’heure Liensun a remis la barrière
Autour du danger brulant
Il y a ici quelques petits enfants Dont il faut protéger les arrières
September 13 REPETITION ORDINAIRE
C’est un endroit ordinaire
Où des gens emplis de lumière
Font de leur mieux pour résonner
Traduire en sons quelques portées
Font de leur mieux pour chanter
En oubliant les tracas hebdomadaires
Les bouts de fils jetés en travers
De leur route pour les faire trébucher
C’est un endroit de rêve ou je passe
Boire l’amitié qui par leurs pores dépasse
Laissant au flot commun ma petite part
De peine de joie d’infirmité commune
Lorsque mes notes ne valent pas la fanfare
Ou qu’elles sortent pour décrocher la lune
C’est un endroit où je suis en fortune
Sans peurs artificielles affichées à la une
Jeu de plaisir sans challenge officiel
Où je peux défaillir sans que jamais le ciel
Ne me tombe sur la tête
C’est un endroit qui se fait jour de fête
Et même si parfois quelques orages guettent
Sournois vicieux malins et qu’ils jettent
Quelques ombres sur mon tableau merveille
C’est un endroit où tous mes sens sont en éveil
Que jamais ne m’atteignent les viles lassitudes
Les chemins hasardeux des vieilles habitudes
Que je puisse toujours donner et recevoir
Entendre le chant secret des liens qui nous unissent
Que le sentier ensemble soit doux et lisse
Et sous nos pieds nus des tapis d’espoir
September 12 RENFORçATEUR
C’est la récompense d’un roi qui toujours à la tâche
Doit peiner sans fin et sans jamais de relâche
Le grand moment de transe au bout d’un espoir infini
Le bonheur sublime tel qu’il est consenti
Par un destin capricieux qui distribue le plaisir
Dans des actions pour lesquelles ton mépris
S’afficherait en grand et tu serais surpris
Par ce qui hisse mon roi au summum et le fait frémir
Pour progresser sans cesse vers un avenir incertain
Les promesses s’enchainent on augmente son butin
De petites babioles ou de flatteries outrancières
Donnant à son accueil des allures princières
On lui offre un trajet sur un carrosse de choix
On lui délivre des accès au virtuel qui pourvoit
A sa dose d’images sublimes et sublimées
Photos et vidéos d’engins de tracteurs enregistrées
Par des mordus qui sans savoir les ont déposées
Si près de ses doigts si agiles sur le clavier
September 10 MONTS ET MERVEILLES
Plus sûr que le passé l’avenir te dira qui tu es
Sombres ou clairs souvenirs tout est à forger
Chemin de droite ou sentier de gauche ce que tu deviens
Se trouve toujours un peu plus en avant
S’il reste un pas à faire tu changes le mal en bien
Que tu le veuilles ou non tu bouges à chaque instant
Modelant ton être au fil de chaque expérience
Prenant tour à tour ou perdant ta confiance
C’est toi qui tiens les rênes de ton existence
Soigne ton futur promet toi des merveilles
Il n’est rien que tu ne puisses rêver à l’avance
Choisis toi du tout beau allume toi des soleils
Si tes pas sont légers tu glisseras au vent
Ta vie sera plus douce que le plus beau chant
September 09 PARLER POUR NE RIEN DIRE
C’est la vie qui m’a donné le nom
Poète musicien de mots sur tous les tons
Chance incomparable d’attraper du néant
Les combinaisons secrètes qui flottent au vent
C’est le regard sur les gens sur les objets insolites
Les sensations toutes les saveurs qui se délitent
En mots imposés par le hasard
Le délicieux bonheur d’élever comme un art
Le mot banal le merci le s’il-vous-plait
En collier de perles fines taillées
Comme des diamants blancs et noirs
C’est le possible entremêlé de tous les espoirs
Tout ce que l’on peut dire ce qu’il faut écrire
Et déverser des flots de sourires de soupirs
De plaintes sublimées de rêves engrangés
C’est l’appel incessant auquel je réponds
De barbouiller griffonner deux ou trois pages
D’écritures sibyllines de poèmes abscons
Pour chatouiller les sens aiguisés du trop sage
L’envie le besoin constant d’écrire
Comme je respire parler pour ne rien dire
Et cacher au fond des phrases en profondeur
Des significations secrètes pleines de hauteur
Pour croire que résonnent au cœur de ceux qui savent
Les douces errances de mes pensées les plus suaves
Sans qu’ils cherchent à tout crin de signification
Sens contresens contre finale résolution
September 08 ALLIANCE S'IL-VOUS-PLAIT
Est-ce que la vie serait trop facile
Si l’on avait qu’à bouger un cil
Pour faire comprendre comment fonctionnent
Les princes compliqués ce qu’ils affectionnent
Ce qui les met en transe totale
Les angoisses épouvantables qui se tissent
Le sol mouvant sans repère et qui glisse
Les mêmes murs chaque fois s’étalent
La faute à qui ce savoir non transmis
La faute à qui ces chances compromises
Les paroles importantes incomprises
L’expérience silencieuse comme un rat se tapit
Alliance est le mot que j’attends l’espoir
Alliance autour des enfants juste pour voir
Ce qui peut s’essayer ce qui peut simplifier
Le travail des uns l’angoisse de nos matins
Et qu’au lieu de briser les ailes dépliées
On prenne patience jusqu’à l’envol de demain
Oui nous avons droit à l’erreur
Mais pas au manque de bonne volonté
Oui nous pouvons fièrement avoir peur
Mais ne certainement pas piétiner
Les pousses qu’on voit à peine germer
Prenez courage ici et maintenant
Car la tâche n’est pas facile qui vous attend
Mais la récompense satisfaction démultipliée
Sera à la hauteur des efforts cumulés
On ne récolte que ce qu’on a semé
September 07 DES MOTS D'AILLEURS
Quand certains se font des courbettes il faut tirer la
langue Drapée comme dans une couette dans un drapeau en couleur Il faut toucher du bout du doigt les mots défendus qui tanguent Et décorent les idées les parfums de nos choix ou nos erreurs Quel est le mot de trop le mot choisi le mot piqué à mon voisin My taylor is rich donne moi donc un coup de main Pour décrire une sensation une idée une chose Ton mot nouveau a la saveur d'une rose Et je n'ai plus d'angoisse à parler comme un titi Tes banlieues ont des accents choisis Saveurs orientales ou brouillards évaporés Il n'est pas de mots qui me soient étrangers
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